05 juillet 2009
QUI DE L'OEUF OU DE LA POULE...

Enée, si Créüse n'avait rendu son dernier souffle en même temps que Troie, jamais n'aurait pu être amant dans les bras de Didon et époux entre ceux de Lavinia. De celle-ci dépendait la naissance de Rome, de celle-là la légitimation des guerres puniques.
Comment cela a-t-il commencé? Est-ce le mythe qui engendre l'empire au destin tracé au cordeau dans la voie lactée ou l'empire qui forge un mythe, échafaudage à destin?
L'Enéide de Virgile ne dissimule pas l'ossature de bois en cours d'élévation. Il s'agit là d'homologuer à tout crin du cheval de Troie, Octave et sa politique impérialiste. Il en va ainsi pour tous les grands textes qui balayent l'humanité. Passe le temps et passe l'assemblage, le mythe devient souverain.
Post-scriptum: ce dimanche, dans le bateau libre, Frédéric Ferney recevait un démonteur d'échafaudages, Michel Onfray.
13:24 Publié dans contes et mythes, pensées itinérantes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : énée, créüse, didon, virgile, énéide


