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mercredi, 25 août 2010

DES HOMMES ET DES DIEUX

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Evreux aussi boude la rentrée pour l'instant, toute à ses sorties qu'elle est. De cette semaine d'avant-premières, je retiendrai Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. Primé à Cannes, d'aucuns disent même qu'il aurait pu recevoir la palme. Un film contemplatif qui retrace les derniers jours de ces moines de Tibéhirine décapités -par des terroristes islamistes, par l'armée?- en 1996 dans une Algérie démembrée par le chaos. 
Ici, la parole ne se fait pas chair inutilement, la caméra suit longtemps avec une douceur silencieuse cette communauté d'hommes blottie au creux de l'Atlas. Les journées rythmées par la prière et les chants, le travail de la terre, l'aide aux plus démunis. Des hommes fraternels jusque dans le respect du dieu de leurs frères musulmans.
Quand les fracas de l'horreur montent, surgissent
les doutes et avec eux la liberté pour chacun de partir. Au delà des peurs, tous feront le choix de rester.
Des scènes alors inoubliables, les frères rivalisant par leurs chants avec le tohu-bohu de l'hélicoptère survolant le monastère,  ce dernier repas silencieux au rythme du Lac des cygnes de Tchaïkovski, les visages serrés au plus près parce qu'il faudra les laisser s'éloigner sur cette ultime route calfeutrée par la neige.
En rentrant du cinéma, j'ai fait route avec Lambert Wilson -Frère Christian dans Des hommes et des dieux-  invité de Jardins secrets sur France Culture.

lundi, 23 août 2010

EXIT

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Sur les blogs, le mot est lancé ces derniers jours: la rentrée, littéraire ou scolaire. Qu'importe, elle fait parler, on s'essaie à sortir des sentiers battus. Même le ministre de l'éducation nationale fait la sienne, dans un hebdo à la hauteur de ses réformes.
Dans le même temps, on interdit à certains -les Roms aujourd'hui et demain?- de continuer de fouler nos sentiers. Le mot d'ordre de cette rentrée: par là, la sortie.
On peut trouver cela honteux, mais c'est insuffisant.
On peut aussi signer la pétition Non à la politique du pilori, participer aux manifestations qui s'organiseront ici et là le 4 septembre. Cela suffira-t-il face à un gouvernement qui n'a que faire de nos paraphes et de nos cris?