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jeudi, 27 juillet 2017

Biffure 18

comment construire.jpg

Mur mur, Le Havre, Juillet 2017

 

au milieu de l'été,
nu-tête
à la périphérie
de la chaussée
délaissée
Elle
jette un œil
à l'extérieur
arpente un temps
semble réfléchir à
dans le bleu du ciel
une femme
là-bas

*Mots rescapés des biffures de la page 49 de Comment construire une cathédrale de Mark Greene

09:14 Publié dans BIFFURES | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mur, mark greene |  Facebook |

samedi, 22 juillet 2017

Biffure 17

éduardo berti

Le nid des murmures
Chaumont-sur-Loire, juin 2017

élégance de la
solitude
former les yeux
entre un soupir et
le manque
retarder la visite
de son désir

*Mots rescapés des biffures de la page 137 de Le pays imaginé d'Eduardo Berti
Vous trouverez ici une interview de E.B. et une lecture à haute voix de quelques pages par E.B.

19:26 Publié dans BIFFURES | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : éduardo berti |  Facebook |

mercredi, 19 juillet 2017

Biffure 16

jardin préservé.jpg

Le jardin préservé, Chaumont-sur-Loire
Juin 2017

aimer
notre bonheur
surprise
par ta beauté
obscure
un coup d’œil
de quelques minutes
je peux imaginer
des vagues
de temps nouveaux
et sur tes épaules
la liberté
de vivre sa vie

*Mots rescapés des biffures de la page 237 de Être à distance de Carla Guelfenbein

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lundi, 17 juillet 2017

Rendez-vous avec un arbre (2)

ravin de corboeuf.jpg

Ravin de Corbeuf, juillet 2017

Sur la route de Blanhac, cet espace étonnamment horizontal, stries bleutées sur arêtes saillantes. Après la yourte toute en rondeur, la table sous l'ombre du tilleul, les chemins qui s'enlacent, les entrelacs de nos murmures. Et avant des Nuits de rêve sous la voie lactée et bouton de rose.
Espace horizontal. Sillons désertiques. Les géologues l'appellent "badlands", mauvaises terres. Pourtant un arbre pousse, agile dans l'argile. J'ai l'impression de le connaître, de l'avoir déjà côtoyé ailleurs. Je descends quelques strates plus bas dans ma mémoire. Au dedans, un arbre toscan. Au dehors, le vent qui nous porte et mon regard qui reprend la route.

 

mardi, 11 juillet 2017

Main tenant

géant.jpg

Les géants de Royal de luxe
Le Havre, juillet 2017

Jour grisé et chape de nuages
main tenant
c'est le soir qui tombe mais n'éteint rien
boîte crânienne dans un scaphandre
semelles de plomb
je me voudrais petite géante
des lilliputiens actionneraient
les fils de mes jambes
de mes paupières lourdes
démêleraient l'embrouillamini
de mes pensées

rembobineraient mes paroles
jusqu'au silence

tout tiendrait à des fils

 

vendredi, 30 juin 2017

Une femme debout

DSCN4986.jpg

Sam Szafran, Arborescence,
juin 2017, Chaumont-sur-Loire


Vous portiez le n° 78651
mais je veux me souvenir de vous avec votre nom
j'ai l'impression de l'avoir toujours connu
pourtant en 1975 je n'avais que six ans
lundi j'ai pensé à vous
en montrant à mes élèves Les Héritiers
vous y faites une brève apparition
sur l'écran d'un ordinateur
et je me suis demandé
ce que vous deveniez

lundi, 26 juin 2017

Champ de lin

lin.jpg

juin 2017, Bosc-en-Roumois

dans les battements du printemps
je te cherche
je guette ton ondulation viride
au virage d'une nationale
du haut d'une colline
j'espère ta vague éphémère
sous les  étoiles tremblantes
j'écoute les murmures de tes tiges
demain déjà, disent-elles
tu seras chevelure épousant
le soupir de la terre

vendredi, 23 juin 2017

Post-capilotade

potager 2.jpg

La fraicheur est enfin de retour. Après quatre jours de canicule. Quatre jours lors desquels monter deux étages pour gagner ma salle m'a semblé un défi plus surhumain que gravir l'Everest. Quatre jours à voir tomber les élèves avant les mouches. Quatre jours à espérer qu'une main bienveillante se décide à débrancher le souffle chaud en continu. Quatre jours à presque regretter de ne pas avoir choisi l'option "clim" pour ma voiture.

potager 1.jpg

Quatre jours où je me suis évaporée, corps et pensées. Seule la venue du soir me faisait battre à nouveau, coeur et mots. Heures nocturnes dans mon potager à laisser l'énergie des cucurbitacées, poivrons et haricots grimper en moi.

potager 3.jpg

 

lundi, 12 juin 2017

Eroder les obstacles

ganesh.jpg

Geste premier : choisir un lieu dans le jardin en vue d'y déposer Ganesh. Il y a sans doute là quelque superstition.
Geste second : libérer le lieu choisi des herbes adventices, liseron et mouron, épargner l'oxalis.
Geste troisième : s'étonner que le lieu choisi recèle une pierre plate.

dimanche, 21 mai 2017

Biffure 15

présence idéale.jpg

Lisbonne, février 2017

Au début
quelques mots
dans le corps
faisant semblant de
connaître
la marche arrière
on compte
en silence
la vie, le temps, la patience

*Mots rescapés des biffures de la page 87 de Une présence idéale d'Eduardo Berti

15:10 Publié dans BIFFURES | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

dimanche, 14 mai 2017

Biffure 14

les vies de papier

Rome, avril 2017

Peau d'oignon
sur
l'eau
éteinte
sombre lampadaire
sur l'asphalte
léger
Je me suis rapatriée dans
un livre
voyage au bout
de la nuit
incolore

*Mots rescapés des biffures de la page 136 de Les vies de papier de Rabih Alameddine

mercredi, 10 mai 2017

Chaîne de véloulipo (4)

véloulipo 7.jpg

Pour poursuivre cette nouvelle semaine sereinement, une nouvelle chaîne de véloulipo. Le mode d'emploi se lit sur mon billet Véloulipo.  

Rayon de soleil

Ou de vélo, souvent

Tu m'emmènes au loin

 

Tu m’emmènes au loin

Chemin tu avances plus vite

Plus vite que mes efforts

 

Plus vite que mes efforts

L'impatience ne vaincra pas

Bonjour souplesse

 

Bonjour souplesse

Je compte les syllabes

Le nez au vent

 

Le nez au vent

Pour trouver l'inspiration

Vélo sans parole.


Les auteurs des haïkus par ordre d'apparition sont : Angeline R., Eduardo B., Dom C.,  la tenancière de ces lieux et Angéline R.

 

dimanche, 07 mai 2017

Chaîne de véloulipo (3)

véloulipo6.jpg

Lisbonne, février 2017


Je me souviens que la semaine dernière, en écoutant Antoine C. lire son 3ème haïku, je m'étais dit : ce sont ces mots-là que j'aimerais mettre sur mes îles dimanche prochain...

Que chantent les nuages
aux oreilles des plus grands arbres ?
des poèmes de lutte

samedi, 06 mai 2017

Chaîne de véloulipo (2)

véloulipo 5.jpg


Les nuages en troupeau m'empêcheront-ils de monter sur mon vélo aujourd'hui ? Qu'à cela ne tienne, voici une chaîne de véloulipo réalisée la semaine dernière. Le mode d'emploi se lit sur mon billet Véloulipo.  

Rire d'un enfant

Ail des ours dissimulé

Espace de verdure

Espace de verdure


Espèce d'espace espéré


par les hommes-salades

Par les hommes-salades

Ils ne sont plus écoutés

Les vers de bitume

Les vers de bitume

Sentent la chaleur du goudron

et crient au secours

Et crient au secours

Sous le volcan des bombes

Un chant sans paroles. 

Les auteurs des haïkus par ordre d'apparition sont : Dom C., Antoine C. , la tenancière de ces lieux, Dom C. et Val L.

vendredi, 05 mai 2017

Chaîne de véloulipo (1)

véloulipo.jpg

La météo, l'emploi du temps à tout autre chose, tous les astres se sont alignés pour m'empêcher de sortir mon vélo cette semaine. Qu'à cela ne tienne, voici une chaîne de véloulipo réalisée la semaine dernière. Le mode d'emploi se lit sur mon billet Véloulipo.

Caresse des roues

Sur les courbes de la voie verte

Les saules nous saluent


Les saules nous saluent

Trois vieilles dames qui rient et rient

Je veux leur adresse.


Je veux leur adresse

Pour ne pas aller chez eux

Pour rester au calme


Pour rester calme

goûte le pourquoi des pinsons

et rêve en même temps


Et rêve en même temps

Qu'il tente de nous convaincre

Que de vaines paroles.

Les auteurs des haïkus par ordre d'apparition sont : la tenancière de ces lieux, Pili V., Eduardo B., Antoine C. et Grégory R.

mardi, 02 mai 2017

Tu es

l'après rit.jpg

Marais Vernier, avril 2017

Entre deux prairies
l'odeur des jours funambulesques
les heures de la clepsydre écourtées
la clarté des désirs étendue
sur le fil
des chemins essorés
des terres sèches
des instants buissonniers
le crissement dans l'allée
le crépitement des pensées
le murmure des paumes

le raffut sous la peau
les choses tues
tu es
et l'après rit

lundi, 01 mai 2017

Véloulipo

véloulipo 1.jpg

Festival Terres de Paroles, c'est fini pour cette année. Mais quelle fin !
Cinq oulipiens, Jacques Jouet, Frédéric Forte, Eduardo Berti, Olivier Salon et Paul Fournel (par ordre d'apparition de gauche à droite sur la photo ci-dessous) ont débarqué en Normandie pour une virée véloulipienne sur l'avenue verte.

véloulipo2.jpg

Monter sur son vélo
Rejoindre la voie verte
Pédaler quelques tours de roues
S'arrêter au premier banc
Laisser Eduardo Berti donner sa contrainte d'écriture
"Ecrire des haïkus"

Eduardo berti.jpg

Remonter sur son vélo
Pédaler, pédaler, pédaler lentement
Regarder, écouter, sentir

Laisser les trois vers apparaître
Pianoter sur son guidon 5,7,5

Descendre de son vélo
Ecrire, raturer et lire à haute voix
Recevoir la contrainte suivante
prendre le dernier vers de son voisin
en faire le premier vers du haïku suivant
- Je reçois donc en partage "Moi qui suis si fleur bleue". C'est joliment dit, d'habitude mes amis m'appellent l'utopiste. Puis "Bonjour souplesse". Beau détournement littéraire. Mais quand je me retrouve avec "Par les hommes-salade"...-
Demander à l'auteur de répéter
remonter sur son vélo
se demander quoi faire de ces hommes-salade
pédaler, pédaler encore plus lentement
essayer de gagner du temps
Descendre de son vélo
sans avoir trouvé les deux vers manquants
Regarder une oulipienne à genoux sur le macadam
Implorer l'inspiration
Remplir la page presque blanche
vous donner à lire l'ensemble...

véloulipo3.jpg

-1-

Blancheur des pommiers

Le long de mon vélo, l’eau

Voyage de printemps

Entendu en pédalant la réponse d’un gamin à qui son père demandait de serrer à droite pour éviter une bande d’oulipiens pédalant à contre-sens...

- C’est difficile de rester toujours à droite !
-
Faut voter Mélenchon !

-2-

Caresse des roues

Sur les courbes de la voie verte

Les saules nous saluent

-3-

A quoi pensent les saules

Penchés au-dessus du lac ?

A rire un peu plus

-4-

Moi qui suis si fleur bleue

Je n’ai pas vu une seule fois

Un champ de lin

-5-

Bonjour souplesse

Je compte les syllabes

Le nez au vent

-6-

Par les hommes-salade

Ils ne sont plus écoutés

Les vers de bitume

-7-

Ici je m’enivre

De l’oulipisme caché

En toutes paroles

 

 

samedi, 22 avril 2017

Taire à terre

prévert.jpg

C'est enfin le silence revenu, en ce week-end électoral.
Après tant de semaines à user la parole jusqu'à la corde, il ne reste que des mots élimés et des hardes de pensées trop souvent sourdes aux cris de la terre. On élève là une forteresse, on renforce ici des frontières, ailleurs on replie l'Europe sur elle-même en une logorrhée sans limites. Si rarement on a ouvert la porte à l'intraitable beauté du monde ou aux autres, étranges étrangers, et nos frères pourtant.
Je ne sais ce qui sortira des urnes demain, en attendant je cueille et recueille ce silence enfin revenu.

jeudi, 13 avril 2017

Faire le poirier

poirier.jpg

Mesurer la croissance de mon cerisier sur une année est si simple. Attraper comme repère le câble électrique au-dessus de lui. L'espace de l'un à l'autre de moins en moins vide.

Mais prendre la démesure de ton poirier ! Suivre du regard la courbe de son tronc, se perdre dans ses ramifications, poursuivre dans un labyrinthe de murmures, de souffles, sens dessus dessous, découvrir ici la douceur nouvelle d'un pli et d'un repli, là une complicité qui n'y était pas l'année dernière, pas encore, m'en emplir comme les feuilles tout là-haut réchauffent leur lignes de chance, lignes de vie à la lumière.

10:38 Publié dans BAL(L)ADE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poirier, cerisier |  Facebook |

mardi, 11 avril 2017

Terrassées

wax.jpg

© Pili Vazquez

Les verticalités du cairn et des tulipes,
de la prêle et du réverbère
la promesse de roses
et sur le wax
fourbue par la journée
le regard déposé
sur la ligne d'horizon
notre horizontalité

mardi, 21 mars 2017

Biffure 13

fenêtres sur cour.jpg

Janela indiscreta
Lisbonne, février 2017

encore.
le soir
comme fou
valser au pied
d'une nuit
qui se rétracte
un geste de ta peau
endort
la fatigue

*Mots rescapés des biffures de la page 116 de Les Fragiles de Cécile Roumiguière.

mercredi, 08 mars 2017

Morale élémentaire (1)

morale élémentaire.jpg

Cent-Quatre, janvier 2016

Quoi de mieux pour dérouler une journée bien pleine que de la passer à la moulinette de la morale élémentaire inventée par Raymond Queneau?

Réveil radiophonique informations politiques emprunts occultes
journée nouvelle
Café brûlant  pain grillé  purée amandine
confiture groseillée
Café deuxième  clope roulée  temps suspendu
départ précipité

zuppa ma voiture
ignorer
les priorités
accélérer
klaxonner
slalomer
se garer

Cours enfilés  pause méridienne  départ précipité
atelier oulipien

dimanche, 05 mars 2017

Biffure 12

coragem.jpg

coragem para arriscar
Lisbonne, février 2017

C'était déjà bien
se tenir à une distance
discrète
entendre son silence
demander
à
la vie
encore et toujours
le courage
de risquer

*Mots rescapés des biffures de la page 27 de La cheffe, roman d'une cuisinière de Marie Ndiaye

16:24 Publié dans BIFFURES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 01 mars 2017

Réca(pitul)1

recapitul.jpg

Hora azul
Lisbonne, février 2017

Juste avant le rabat des paupières
Cett(e) question alors que tu dormais
Face à quoi capitulerons-nous ?

(Juste, question, nous)

Surgi juste après minuit moins cinq
Soyons précis c'était l'heure pile
Un noueux point d'interrogation

(minuit, pile, noueux)

Je lui ai filé un somnifère
J'aspirais à des heur(es) bleues passées
A te contempler très tard très loin

(filé, heures, loin)

N'ai fermé l'oeil qu'à potron-jacquet

Le récapitul est une contrainte poétique inventée par l'oulipien Jacques Jouet. Ce qui précède n'étant qu'un demi récapitul, mérite-t-il le nom de Réca, Pitul, ou de Récapitul portatif ?

dimanche, 26 février 2017

Desassossego

capo verde.jpg

Calada da noite
Lisbonne, février 2017
© Pili Vazquez

chienne de vie
y a des soirs au coin du lit
où tu aboies à pleins crocs
sur les rives du Tage
en haut des miradouros
les rêves s'emmêlent
noeuds et nous

ô mon amour(heur)euse
ta peau sur ma peau
dénoue mon coeur
par un baiser de saudade

chienne de vie
y a des soirs au coin de la table
où tu chantes en pleine gueule
lamentos au bord de l'obscurité
à déchirer la nuit
à briser la bouteille
à faire pleurer les pessoas

ô mon amour(heur)euse
ta main dans ma main
pose sur mes lèvres
l'intranquillité bienheureuse

samedi, 18 février 2017

Le pied manquant

vigne.jpg

quand le printemps faisait à nouveau signe
le framboisé des feuilles
quand l'été était au zénith
les sarments entrelacés aux branches du figuier
quand l'automne roussissait
l'ivresse folle des grappes

tout cela maintenant
(serrement de cœur dans l'interligne)
le pied de vigne
l'exécutera
sur une autre terre
avec la même alacrité

jeudi, 16 février 2017

Biffure 11

barcelone.jpg

Barcelone, avril 2016

Dans son cahier bleu
ce professeur
préfèrerait
écrire
-sinon on s'égare-
l'utopie
à l'ordre du jour
colocations
d'attention et d'harmonie

*Mots rescapés des biffures de la page 113 de Squatter le pouvoir, les mairies rebelles d'Espagne de Ludovic Lamant

17:21 Publié dans BIFFURES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 15 février 2017

Le coeur en fête

DSCN3337.jpg

le soleil
qui s'invite
par la fenêtre et les portes

le rideau gonflé de bise
les baisers dans l'air
le murmure de la sève
le frémissement des branches
ça a une de ces gueules
de printemps

aujourd'hui

mardi, 14 février 2017

Aspiration

belle du nord.jpg

Coulisse du Musée des Beaux Arts
Lille, Mai 2016

Aspirons
tant qu'il fait jour
la poussière de nos oublis
les toiles sur l'Histoire
grande hache, repli sur soi
et pire-to-pire

Aspirons
sans nous assoupir
à embraser

du fond de la nuit
la poussière d'étoiles
de nos os
unis vers demain


belle du nord 2.jpg

dimanche, 12 février 2017

Laissons

DSCN0918.jpg

St Malo, mai 2016

La terre est encore dure
craquelée et sombre
comme le bitume
pourtant
les sons
d'une saison nouvelle
déjà s'élèvent
polis par l'âme du vent

ou n'est-ce que le frisson
de la fleur de l'hellébore
qui a pris le risque d'éclore
au bord de ton trottoir

14:59 Publié dans BAL(L)ADE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : hellébore |  Facebook |