31 août 2007
ESPACE DES CRIS

Je pensais vous parler d'histoires racontées au fond d'un canapé au milieu d'un jeune quintet -nous étions tout sloumpy-sloumpy- ou du clin d'oeil de Moby Dick ce matin qui m'a laissée là aussi toute sloumpy-sloumpy, tout cela attendra un autre jour, un jour où l'on pourra aussi reparler des arbres à feuilles ou à plumes...
Mais aujourd'hui si vous avez une chose lire c'est ce papier sur le blog de A l'école des sans papiers
Et si vous avez un renseignement ou une question à soulever, c'est par là
Ne vous gênez surtout pas en soulevant votre prose à bout de bras pour crier.

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14 août 2007
JE NE PARLERAI PLUS DES ARBRES
12:05 Publié dans Espace des cris | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14 juillet 2007
JE DÉCHIRERAI LES RIRES BANANIA SUR TOUS LES MURS DE FRANCE

Poème liminaire
Vous Tirailleurs Sénégalais, mes frères noirs à la main chaude sous la glace et la mort
Qui pourra vous chanter si ce n'est votre frère d'armes, votre frère de sang?
Je ne laisserai pas la parole aux ministres, et pas aux généraux
Je ne laisserai pas -non!- les louanges de mépris vous enterrer furtivement.
Vous n'êtes pas des pauvres aux poches vides sans honneur
Mais je déchirerai les rires banania sur tous les murs de France.
Car les poètes chantaient les fleurs artificielles des nuits de Montparnasse
Ils chantaient la nonchalance des chalands sur les canaux de moire et de simarre
Ils chantaient le désespoir distingué des poètes tuberculeux
Car les poètes chantaient les rêves des clochards sous l'élégance des ponts blancs
Car les poètes chantaient les héros, et votre rire n'était pas sérieux, votre peau noire pas classique.
(...)
Léopold Sédar Senghor, Hosties noires
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03 juillet 2007
PAS DE PAPIERS, AU PANIER! (2)
Passant,
Prends juste le temps de regarder cette illustration.

Observe-la, médite-la, cogite-la, regarde-la à nouveau, à l'envers s'il le faut et utilise l'espace des commentaires pour laisser tes pensées.
Puis tu reprendras ta route et peut-être iras-tu sur le site de l'auteur de cette image, par là
La tenancière des Iles Indigo, toujours en vadrouille dans sa subversothèque, vous souhaite malgré tout la journée bonne.
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16 juin 2007
À CRIER DANS LA RUE

Jean-Marie Henry
Illustrations Laurent Corvaisier
Rue du monde - 15,40 €
Que croyez-vous que soit un artiste ? Un imbécile qui n’a que des yeux s’il est peintre, des oreilles s’il est musicien ou une lyre à tous les étages du cœur s’il est poète ? Bien au contraire, il est en même temps un être politique, constamment en éveil devant les déchirants, ardents ou doux événements du monde, se façonnant de toute pièce à leur image.
Picasso, in Les Lettres françaises, 1951
Alors, ça commencera par un cri. C'est un recueil de poèmes qui m'y invite.
D’ordinaire, une anthologie recueille des poèmes pour leur taille, Il pleut des poèmes, selon un genre, Le fabuleux fablier, ou bien un thème, Cour couleur, ou encore pour jouer avec l’alphabet ou quelques contraintes d’écriture, L’alphabet des poètes et Le tireur de langue…
En ces temps qui sortent sans doute de l’ordinaire, pour sa nouvelle anthologie, Rue du monde a regroupé des poèmes pour un même mode d’emploi Poèmes à crier dans la rue.
Se retrouvent à battre les pavés de leurs mots Jean-Pierre Siméon, Rimbaud, Alexandre Romanès, Aragon, Valérie Rouzeau, Abdelamir Chawki, Pablo Néruda, David Diop, Madeleine Riffaud, René Char… long est le cortège ici rassemblé.
Mais je suis étranger
plus étranger que l’étranger
à mon pays quand il est
dur et froid comme la pierre
et fermé comme une porte
au ciel changeant des visages.
J-P Siméon
Vers, d’ici ou d’ailleurs, d’aujourd’hui ou d’hier, tous disent un autre monde, un monde qui pourrait être autre et l’urgence de le créer.
Et tu te hâteras d’admirer.
Crains la nuit. Elle vient vite.
N’aime pas. Adore
Au moins, tu vivras au sommet du bond.
Cherche l’amplitude.
Exige. Délire.
Ne rêve plus. Invente-toi.
Prends parti.
Crie.
Jean Malrieu
Qu’attendons-nous pour nous en emparer et les crier haut et fort ?
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