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dimanche, 24 juillet 2011

LA BALLADE DE SEAN HOPPER

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Ai achevé ce matin La ballade de Sean Hopper de Martine Pouchain. Situé à la frontière des territoires d’Irving et Faulkner. Et puis toujours ce personnage essentiel au roman: l’enfant sans parents. Ici Bud, rapport à sa mère sans instinct maternel, juste une grand-mère indienne qui ne dit plus mots, Rê son corbeau et les branches du châtaignier : y voir sans être vu, ou presque, Sean Hooper, la terreur de la région, sur sa terrasse. Bud, le narrateur omniscient mais pas passse-murailles, promis il nous expliquera comment il fait pour tout savoir mais pour l’instant merci de suivre l’histoire. Et Sean, le taciturne, qui en viendra lui aussi aux mots lorsque les mains seront devenues inutiles, dire la fêlure et les craquelures. Quelle émotion à lire le chemin de traverse de cet homme –acheveur de bovins- qui accepte de se réconcilier avec la vie et de la regarder droit dans les yeux, après s'être perdu tant de fois dans la pupille d’une vache affolée.