vendredi, 24 septembre 2010
ET POURTANT...

Pourtant la lune avait rendez-vous avec l'équinoxe d'automne,
d'aucuns disaient qu'avec un tel alignement, l'impossible, l'infaisable, l'impensable pouvaient faire fi de leur préfixe...
Néanmoins, les sondages des uns rivalisent avec les sondages des autres, toujours selon la même courbe. Encore une fois, la même quadrature du cercle. Pas assez de cris criés dasn les rues, pas assez de poumons époumonés, pas assez de pieds piétinés, pas assez de bannières banniérées, pas assez de sloggans slogganés, donc aucun retrait au projet des retraites.
13:11 Publié dans ESPACES DES CRIS | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : lune, equinoxe |
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jeudi, 23 septembre 2010
QUAND LA LUNE A RENDEZ-VOUS

23 septembre: un étrange alignement se prépare, celui de la lune pleine avec l'équinoxe d'automne. La lumière de l'une contre l'obscurité à nouveau victorieuse de la nuit.
J'aime à penser à cette rencontre comme égide des cris qui s'engouffreront dans les rues aujourd'hui. Y croire malgré tout, à la hauteur de nos poumons dilatés, ne pas se résoudre au retrait, ne pas se rendre...
08:13 Publié dans ESPACES DES CRIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lune, equinoxe |
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lundi, 20 septembre 2010
ECHOUAGE

L'emploi du temps qui commence une heure plus tard ce matin. Une heure libérée, l'occasion d'aller voir la contrainte hebdomadaire des impromptus littéraires:" Un jour, il vous heurta dans la rue. Il a des yeux bleus à en chavirer plus d’une… un sourire… et au lieu de s’excuser vous dit :"Il n'y a pas de bémol avec une jupe rouge". Racontez-nous la suite. Sous la forme qui vous sied…"
La forme qui me sied d'habitude -le haïku- m'échappe complètement. La contrainte m'énerve, comment répondre en trois vers à cet abruti faiseur de femme-objet sexuel? Le résultat final est accablant. J'ai échoué.
"- Prends garde au bécarre
De mes mains, mon p’tit gars
Si elles se mettent à jouer de ton piano à bretelle.
Le regard du p’tit gars s’est rembruni. Etonnant non pour des yeux bleus ? Toujours est-il que son atout majeur venait de chavirer et qu’il est rentré la queue entre les jambes."
De dépit, je m'en vais ouvrir King-Kong théorie de Virginie Despentes. J'aurais mieux fait d'ouvrir l'essai d'abord et d'écrire après.
Mais il était déjà l'heure de rejoindre mon emploi du temps. Au programme, ma classe de 3ème et nos déambulations dans les contraintes de l'OULIPO en général et plus particulièrement celle du prisonnier.
Un prisonnier veut envoyer un message mais ne dispose que d’un papier minuscule. Pour gagner de la place, il formule son message en évitant toutes les lettres à jambages.
Ne restent que a, c, e, m, n, o, r, s, v, w, x, z.
Si le prisonnier dispose d’un peu plus de papier, il pourra se permettre d’utiliser le i.
Texte de départ un "je me souviens" écrit la semaine dernière: "Je me souviens avoir vu une tête de lapin dans la cour."
Après application de la contrainte, cela donne: "Souvenir: vu un crâne saurien sur un mur."
Mille respects, jeunes gens.
19:39 Publié dans IMPROMPTUS LITTERAIRES, MOTS ITINÉRANTS | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : impromptus littéraires, despentes, king-kong théorie, oulipo |
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