dimanche, 15 avril 2012
Aujourd'hui je ne sais pas.

14/366
Je ne sais pas si cette journée a prévu assez d'heures, minutes, secondes pour que je case tout ce que je dois y caser. Il faudra bien que cela marche.
07:06 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : 366 réels à prise rapide, je ne sais pas |
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samedi, 14 avril 2012
Aujourd'hui sacs.

13/366
Vous ne le trouvez pas déconcertant, vous, ce "s" à la fin de la consigne? Obligation faite d'employer le pluriel. Appel à un inventaire? Précaution prise pour éviter toute tentative de recyclage de ce que l'on porte ou pour éloigner la tentation d'aller chercher son homonyme?
Ce matin, j'en étais encore là de mes réflexions quand je suis montée dans le TER, direction Rouen, pour une journée consacrée à Koltès, Vinaver et Mouawad. Pour tromper mon absence d'inspiration, j'ai lu l'huma. A la une, prévision d'une lame de front phocéenne dans l'après-midi. Interview de Guédiguian, humanisme et espérance. J'ai regretté alors d'avoir pris un train qui me menait un peu plus vers le nord...
Terminus, tout le monde descend. Sur le quai d'en face, un sac, plusieurs sacs, pleins de sacs: à dos, à main, besace, bissac, fourre-tout, escarcelle, réticule. Une mise en sacs de l'espace sous le regard impassible du panneau: train à destination de Marseille Saint-Charles. A cet instant précis, je vous promets que j'ai failli le faire: mettre à sac mon programme de la journée et monter dans cet improbable TGV.
08:55 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : sacs, mettre à sac, marseille |
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vendredi, 13 avril 2012
Aujourd'hui une pièce particulière.

12/366
Sur l'air de la Métaphore...
Le fou et sa diagonale? Le cavalier et son L saugrenu? Non, à ce qu'il paraît, c'est le pion qui est une pièce particulière: il serait l'âme des échecs.
05:47 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (1) |
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jeudi, 12 avril 2012
Aujourd'hui ils vont bien ensemble.

11/366
Hier matin, j'ai abandonné mon morveux, après lui avoir extorqué deux bisous, au pied d'un car qui les conduirait, lui et ses quarante-neuf congénères en Andalousie.
L'après-midi, rendez-vous était pris avec ma morveuse et son binôme au grain de café: le patron y gratte sa guitare et nous décortiquons des textes, bac blanc français oblige; la correction de mes brevets blancs attendrait. Au programme, la tirade de Ruy Blas aux ministres "intègres" et conseillers "vertueux":
"Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !
– Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur.
L'Espagne et sa vertu, l'Espagne et sa grandeur,
Tout s'en va."
Oh tchatcha, Mnouchkine aurait pu le griffoner sur une banderole celui-là d'extrait.
Puis le fameux monologue de Figaro dans Le mariage de Figaro:
"Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus : du reste, homme assez ordinaire ! tandis que moi, morbleu ! perdu dans la foule obscure, il m'a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement qu'on n'en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes"
Les bachelières se prennent au jeu, tirent des fils, hasardent des hypothèses et boivent des chocolats chauds. Entre Victor Hugo et Beaumarchais, est venu se glisser un couple espagnol sur la table d'à côté. Ils webcament avec leurs compatriotes tandis qu'à l'autre bout Ruy Blas fait ses adieux à la Reine.
Ils allaient si bien ensemble mes hasards hispaniques d'hier. Les écrire me permet d'attendre calmement en ce petit matin, le texto du morveux qui va bien finir par indiquer qu'ils sont enfin arrivés à bon port, lui et ses congénères...
06:14 Publié dans 366 réels à prise rapide, THEÂTRE | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : 366 réels à prise rapide, le mariage de figaro, ruy blas |
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mercredi, 11 avril 2012
Aujourd'hui moment professionnel.

10/366
Moment professionnel capté en direct: mes élèves de 3ème qui planchent sur leur deuxième brevet blanc. Nous avions travaillé sur Les misérables et Jean Valjean qui condamne la société à sa haine. En écho, je leur propose un extrait de Claude Gueux, l'instant où l'irréparable est commis: le meurtre du directeur de la prison de Clairvaux. Ils ont lu le texte sans broncher. Sans broncher, ils ont découvert les lignes où Claude Gueux cherche de ses ciseaux trop courts son coeur de damné dans sa poitrine. S'ils ont froncé les sourcils, c'est uniquement en découvrant les questions auxquelles ils allaient devoir répondre...
Ils ne savent pas encore que dans la deuxième partie de l'épreuve, ils vont devenir avocat et monter de toutes pièces une plaidoirie pour éloigner la guillotine du cou de Claude Gueux. Assisterai-je à la même impassibilité?
La bacchante, de surveillance.
09:46 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : 366 réels à prise rapide, les misérables, claude gueux, victor hugo |
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mardi, 10 avril 2012
Aujourd'hui tout ce qui brille.

Salvador Dalí, "La Persistance de la mémoire", 1931
9/366
Une larme au bord de l'oeil aura toujours plus d'éclat qu'une montre Rolex promise à un lent avachissement...
06:11 Publié dans 366 réels à prise rapide, PICTURA | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : rolex, larme, 366 réels à prise rapide, salvador dali, la persistance de la mémoire |
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lundi, 09 avril 2012
Aujourd'hui contre le mur.

8/366
L'audace d'un rayon
adossera mon ombre
contre le mur -
Et si c'est l'ultime du jour
Le repos sera fugace.
07:00 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : 366 réels à prise rapide, ombre, contre le mur |
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