jeudi, 12 août 2010
CAVE CANEM LUPUMVE?

Ne lâchons rien
Illustration de l'ours gris
A l’heure où chien et loup ne se distinguent plus, qui faut-il invoquer de la montée du jour ou de la tombée de la nuit ?
P.S.je remercie tout particulièrement l'ours qui m'a confié cette illustration à l'aveugle!!!
05:04 Publié dans MOTS ITINÉRANTS, PICTURA | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : proverbe, ours gris |
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mardi, 10 août 2010
METAL MELODIE

Capileira, près de Grenade
Il va me falloir revenir sur mon jugement selon lequel il suffit de lire les premières pages d'un roman pour savoir ce qu'il a dans le corps. Celui-là, je l'avais mis en dessous du bas de la pile de livres pré-sélectionnés pour Dévoreurs de livres 2011. Je me disais que je verrais bien si l'été me laisserait le temps de l'ouvrir. Je trouvais sa couverture loupée avec son papillon noir aguicheur. La quatrième de couverture m'avait engagée à le laisser comme fondation de ma pile. Et puis la pile s'est amenuie, il m'a bien fallu l'ouvrir. Ancrée dans mes certitudes, les premières pages tournées, je me suis demandé qomment il était possible d' imaginer une telle situation de départ: Luce, 16 ans, arrive à Grenade à la recherche d'un lieu précis. Petit retour en arrière de quelques mois: Luce percinguée jusqu'aux narines et gothique jusqu'au bout des cheveux rentre chez elle et découvre que sa mère a pris le large pour quatre mois en Australie. Besoin de souffler, de s'éloigner. Qu'à cela ne tienne, Luce invite sa bande de potes tout aussi gothiques qu'elle pour fêter l'évènement à moins que déjà elle cherche à combler l'absence. De cette soirée, elle gardera à demeure une squatteuse Moony et son chien qui pue. Quelques chapitres plus tard, elle passera une nuit catastrophique avec Léo, le voisin, qui a plus besoin de prouver sa virilité virile que de donner de la tendresse.
A cette page précise, je me suis dit que j'allais continuer juste pour boucler ma journée avec la satisfaction de savoir que mon diagnostic des premières pages n'admettait aucune exception.
C'était sans compter qu'il y avait en Luce un quelque chose de Lisbeth Salander.
J'ai fini Métal mélody bluffée et à peine la dernière page tournée j'ai relu le premier chapitre. Du mal à quitter Luce, son parcours initiatique vers elle-même mais aussi vers sa mère. Le désir de l'une de ne pas voir sa fille grandir contre elle, et pour l'autre la quête d'une mère qu'elle n'a jamais pris le temps de découvrir. On y chemine de la noirceur d'un papillon -l'illustrateur aurait été encore plus inspiré d'y mettre un crabe- jusqu'à la lumière de Grenade.

06:08 Publié dans DEVOREURS DE LIVRES, ROMAN | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : métal mélodie, maryvonne rippert |
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