dimanche, 08 août 2010
LE RIRE DE MILO

Lu pour tromper la demi-heure vide aujourd’hui qui précède la retransmission des conférences de Michel Onfray sur France Culture.
Le rire de Milo d'Eglal Errera était le plus petit des livres pré-sélectionnés pour Dévoreurs de livres 2011. Avalé donc en trente minutes, et l’amusement au fil des pages qui grandit à imaginer la réunion de sélection à la fin du mois. Monsieur l’Inspecteur de l’Education Nationale présidera derrière son ordinateur, l’œil pétillant et la barbe hirsute. Sans doute passera-t-il sa main sur sa tête lorsque Le rire de Milo sera évoqué. Il imaginera aussitôt la cohorte des parents lui tendant la page 89, enfin môôssieur, nos petits ne peuvent lire de telles choses, faites-leur dévorer autre chose. Mais il trouvera les mots, posés et pertinents, pour les calmer, peut-être même citera-t-il un passage de la page 9O :
_ En réalité ma chérie, il y a autant de façon d’aimer que d’êtres humains sur terre. C’est parfois un peu difficile à vivre, mais comme dit notre ami…
Il ne va quand même pas laisser tomber ce Milo et son rire retrouvé parce qu’est revenu, directement de sa librairie sur la corniche qui borde le Nil, l’homme qu’il a aimé trente ans plus tôt.
08:37 Publié dans DEVOREURS DE LIVRES, ROMAN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eglal errera, l e rire de milo |
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samedi, 07 août 2010
JUSTE UNE ERREUR

Ouvert pour détromper mon impatience à l'égard de mon ordinateur qui s’obstine à afficher une erreur de connexion avec l’imprimante.
De Ben Kemoun, j’avais lu, l’été dernier, La gazelle, déambulation intérieure d’une coureuse alors qu’elle participe au marathon de Buenos Aires. On se prend même à penser que si elle franchit la ligne d’arrivée c’est parce qu’elle a mené jusqu’au bout ce dialogue avec elle-même. Un beau roman.
Que dire de Juste une erreur ? Prenez Plus belle la vie, faites-lui rencontrer Desesperate housewives, mélangez le tout et vous obtiendrez une situation indigne d’un mauvais roman de gare : Mélitine accompagne Mélanie à un casting. Cette dernière a bon espoir face à Eléonore qui, elle, est accompagnée de sa mère, un modèle de teigne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Très basique comme départ. Contre toute attente, Mélitine qui n’avait rien demandé, est sélectionnée. Sonia, la mère d’Eléonore va faire appel à un de ses amoureux éconduits pour se venger. Vous suivez toujours ? Quant à Mélanie, elle va noyer son chagrin dans l’alcool… Et ce n’est que le début. Je laisse votre imagination broder la suite. Quant à moi, je proposerais bien à M. Ben Kemoun d’envoyer tous ses personnages courir un marathon.
Allez, je m’en retourne convaincre mon imprimante de sélectionner sans hésitation aucune mon ordi.
08:37 Publié dans DEVOREURS DE LIVRES, ROMAN | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ben kemoun |
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vendredi, 06 août 2010
MON PETIT COEUR IMBECILE

Les enfants repartis, ce mois d’août entre parenthèses, la radio qui n’en finit pas de s’interroger sur l’intérêt d’internet, de fesses de bouc, et la vraie vie alors ?, et le devenir de notre progéniture ?, des blogs qui ferment, d’autres qui s’interrogent.
Retour donc sur le mois de juillet, les lectures de romans dits jeunesse en vue de la sélection Dévoreurs de livres, cuvée 2011.
Mon petit cœur imbécile de Xavier-Laurent Petit : lu sous la tente sardinée entre les racines d’un chêne bicentenaire, alors que l’alerte orange souffle ses rafales de pluie et d’orages sur le Morvan –s’agit d’être à la hauteur de sa couleur. Le sol vibre comme au passage d’antilopes.
Quand le cœur, tamtam défectueux, fait toudoum psch toudoum psch, ce n’est plus en années que l’âge se donne. Sisanda, jour après jour, contrainte à l’immobilité dans sa case, tient le compte de son petit cœur imbécile : 3417 au compteur ,et chaque battement est une victoire sur les pronostics pessimistes d’Apollinaire, le médecin à 6h de piste en pleine brousse. En contre-point, le personnage de la mère, Maswala qui court pieds-nus chaque matin, aussi vite qu’une antilope. Tout est mis en place pour que la qualité de l’une vienne en aide à la défaillance de l’autre. Refermé avec regret – ce roman ne pourra être sélectionné car X.L.P. consacre l’année qui vient à l’écriture donc il ne pourra intervenir dans les classes, CQFD- alors que les premiers marathoniens franchissent la ligne d’arrivée à Barcelone.
13:20 Publié dans DEVOREURS DE LIVRES, ROMAN | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mon petit coeur imbecile, xavier-laurent petit |
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jeudi, 05 août 2010
CARAVAN

87
Je me souviens que Caravan de Duke Ellington était une rareté discographique et que, pendant des années, j’en connus l’existence sans l’avoir jamais entendu.
Je me souviens, Perec
Juste pour m'assurer que le monde a changé de trombine, je suis allée sur You Tube et ai écouté tout en continuant de relire Perec des Caravan d'Ellington mais aussi d'Oscar Petterson, d'Errol Garner, du Tommy W. Quintet.
Difficile aujourd'hui de connaître un morceau sans l'avoir jamais entendu...
236
Je me souviens que le palindrome d'Horace -ecaroh- est le titre d'un morceau d'Horace Silver.
463
Je me souviens de "Balzac, Helder, Scala, Vivienne".
Balzac à toutes les sauces, d'une des grandes salles de cinema parisiennes dans les années 50 à une tour de la Courneuve promise à destruction. Les actualités projetées avant les films taisaient-elles autant que les JT aujourd'hui?
11:13 Publié dans MOTS ITINÉRANTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : caravan, ellington, perec, courneuve, je me souviens, balzac |
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