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dimanche, 01 juillet 2012

Aujourd'hui clés.

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Vivacité, Sotteville-lès-Rouen, Les baraques des Soeurs Langlais, par la compagnie Les Armoires Pleines

On approche des baraques des soeurs Langlais comme on passerait de l'autre côté de l'écran de Freaks. Comme on mettrait en espace les chansons de Juliette. On débarque là et il faut bien accepter d'osciller de l'une à l'autre, de l'étrangeté à la bizarrerie, de l'extravagance à la démence: la femme araignée, la taxidermiste éprise de ses chevreuils empaillés, la monomaniaque de la mesure ou celle à la mue ratée. On se rassure, on se dit que tout cela n'est que fiction, on ne fait que jouer un rôle, celui du voyeur. Le regard s'oublie devant la femme-oiseau. Les clés qu'elle enfile, a-t-elle seulement essayé de voir si l'une d'elles ouvrait la porte de sa cage?

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samedi, 30 juin 2012

Aujourd'hui tout nouveau.

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Sur l'Epervier

le couvent des Pénitents
jouera un autre air

vendredi, 29 juin 2012

Aujourd'hui tout le monde ne dit pas merci.

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7h00: à l'heure où je vous écris, il s'avance, un bruit d'orage dans sa féraille articulée. A l'entrée de la rue de la biquette, il va enfin emporter les trente ectoplasmes incarcérés. Pourvu que dans leur dernière bavouille, ils n'appellent pas à la révolte leurs congénères.

jeudi, 28 juin 2012

Aujourd'hui tout le monde ne porte pas de lunettes.

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Cette nuit, après la fermeture du réverbère, à minuit, dans l'obscurité enfin rendue au jardin, pieds-nus, suis allée griller un dernier clope sur le petit muret.
Bwouf fschhh fschuiii berk pof beurk pschitt kaï kaï.
Pas besoin de lunettes pour comprendre que je venais de m'asseoir sur un pélerinage de ces satanés trucs bavouillants en procession pour la sacro-sainte gamelle des chats. Me suis emparée d'un sac en plastique, les y ai enfermés un à un -trente au total- me suis soudain mise à imaginer leurs 810 000 dents attaquant consciencieusement la fragile matière, ai couru vers les toilettes pour les balancer par la lunette, me suis arrêtée in extremis -ils pouvaient ressortir par la fosse s(c)eptique- me suis précipitée jusqu'à la grande poubelle, celle du jardin, y ai incarcéré le sac, ai sorti le lieu de rétention improvisé dans la rue et n'y toucherai plus jusqu'à demain, jour de passage des éboueurs!

mercredi, 27 juin 2012

Aujourd'hui me manque peut-être.


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Depuis hier, jour où le tenancier de Ah oui m'a gastéropodé les références de ce plan de lutte contre les limaces, je ne manque pas d'idées pour exterminer le troupeau gluant et expert en raids nocturnes dans mon potager et la gamelle de croquettes de Muse et Zic. Si ces machines rampantes ne dépassent pas le 0,0113km/h, elles sont armées de 27 000 dents, chacune!

Ah j'attends avec impatience le matin où, limaçouillant le drapeau blanc, elles me supplieront d'en rester là. Je les fixerai droit dans leur impudeur et leur dirai: "Pour bénéficier de ma grande clémence, il vous manque assurément une coquille."

mardi, 26 juin 2012

Aujourd'hui des nombres concrets.

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Concrètement, si vous comptez combien de paires de pieds étaient présentes ce matin en cours, vous n'obtiendrez pas un nombre mais un chiffre...

lundi, 25 juin 2012

Aujourd'hui présentation.

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Présentation

-entêtement étêté-
du corps au soleil;

Haïku cou coupé en écho à la discussion avec Obni sur la ponctuation… (...)
Post scriptum: après passage d'Obni, j'ai modifié mes points de suspension; j'en suis insatisfaite: ils font étriqués, ainsi resserrés; ils n'osent plus prendre de la voilure sur l'indicible;