dimanche, 29 juillet 2012
Aujourd'hui sport.

119/366
Je passerai sous silence le boulevard tendu par la contrainte, ce temps passé à canaper devant les J.O..
Je voudrais plutôt dire ce qui précède, cette montée toujours recommencée chaque matin jusqu'au panorama de St Pierre, en courant, pour saluer le premier rayon de soleil au-dessus de la Seine encore embrumée par la nuit. A l'aller, la pente ne se laisse pas faire et la semelle renâcle. C'est le moment que je choisis pour lancer dans mon IPod Masar du trio Joubran. Le bruit de la foulée soudain est en accord avec les battements de mon coeur et le rythme de l'oud peut s'accélérer.
"Simplement je cours. Je cours dans le vide. Ou peut-être devrais-je le dire autrement: je cours pour obtenir le vide. Oui, voilà, c'est cela, peut-être. Mais une pensée de-ci, de-là, va s'introduire dans ce vide. Naturellement. L'esprit humain ne peut être complètement vide. Les émotions des humains ne sont pas assez fortes ou consistantes pour soutenir le vide. Ce que je veux dire, c'est que les sortes de pensées ou d'idées qui envahissent mes émotions tandis que je suis en train de courir restent soumises à ce vide. Comme elles manquent de contenu, ce sont juste des pensées hasardeuses qui se rassemblent autour de ce noyau de vide."
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond, Haruki Murakami
Au retour, c'est encore à ce texte de Murakami que je pense: la course comme métaphore de l'écriture... Comme mon corps a moins besoin de moi pour avancer, j'écoute Les bonnes feuilles de France Culture. Effeuillement des romans de la rentrée. Une tentative chaque fois recommencée par les auteurs de dire ce que c'est que cet acte d'écrire.
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samedi, 28 juillet 2012
Aujourd'hui ce qui a été le plus court.

118/366
Ecrire ce billet.
15:41 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : 366 réels à prise rapide |
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vendredi, 27 juillet 2012
Aujourd'hui le fil.

117/366
Aujourd'hui le fil de ma pensée cherche à se débobiner. Recherche du vide. Et pour combler le manque d'hier, j'ai commencé 1Q84 de Haruki Murakami.
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jeudi, 26 juillet 2012
Aujourd'hui manque.

116/366
Aujourd'hui me manque Sumire. Sumire et sa dame blanche à la frontière du réel.
Les amants du Spoutnik, Haruki Murakami
Aujourd'hui me manque Adrien, à côté du réel; pas à côté de la plaque. Cultivateur passionné de son désir, pétrarquiste jusqu'au dernier acte.
Place de la trinité, Alain Monnier
Et puis me manque aussi Paulette ou plutôt tous ceux qui l'entourent -parce que Paulette, elle n'apparaît qu'au dernier chapitre, incognito- en un lieu où il fait bon vivre, Solidarvioc.
Et puis Paulette, Barbara Constantine
Ils ont accompagné ma semaine ardéchoise avec plus de réalité que les Hollandais qui avaient envahi le camping.
Chaque fois, je ne m'y fais pas. Lire c'est accepter d'atteindre la dernière page, un arrière goût dans la bouche, celui d'être au mauvais moment au mauvais endroit. Après la dernière ligne, je range le miroir promené au bord de la marge à contre corps.
Il me faudra un jour les relire, moins goûlument, comme on suçait enfant un bonbon, avec l'illusion de le faire durer jusqu'au bout du jour.
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mercredi, 25 juillet 2012
Aujourd'hui mauvais endroit ou mauvais moment.

115/366
Au mauvais endroit au mauvais moment les volatiles? Vous croyez que ça se maîtrise si facilement que ça une envie subite de picorer des confettis illusoires?

Château d'Aubenas
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mardi, 24 juillet 2012
Aujourd'hui est un parc d'attractions.

114/366
Le parc d'attraction: je n'ai jamais eu aucune attirance, aimantation pour ce genre de lieu. Espace programmé pour s'amuser dans l'overdose de cacophonie et les relents de frites barbapapées. L'humanité collée à elle-même, en recherche d'émotions fortes, et au final, juste ses ovaires dans la bouche.
Faut dire que je reviens d'une semaine en Ardèche où la seule attraction était celle terrestre du pas toujours recommencé sur le chemin et le brouhaha des grillons.
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lundi, 23 juillet 2012
Aujourd'hui toujours vieux.

113/366
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