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samedi, 22 juillet 2017

Biffure 17

éduardo berti

Le nid des murmures
Chaumont-sur-Loire, juillet 2017

élégance de la
solitude
former les yeux
entre un soupir et
le manque
retarder la visite
de son désir

*Mots rescapés des biffures de la page 137 de Le pays imaginé d'Eduardo Berti
Vous trouverez ici une interview de E.B. et une lecture à haute voix de quelques pages par E.B.

19:26 Publié dans BIFFURES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éduardo berti |  Facebook |

mercredi, 19 juillet 2017

Biffure 16

jardin préservé.jpg

Le jardin préservé, Chaumont-sur-Loire
Juillet 2017

aimer
notre bonheur
surprise
par ta beauté
obscure
un coup d’œil
de quelques minutes
je peux imaginer
des vagues
de temps nouveaux
et sur tes épaules
la liberté
de vivre sa vie

*Mots rescapés des biffures de la page 237 de Être à distance de Carla Guelfenbein

13:12 Publié dans BIFFURES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 17 juillet 2017

Rendez-vous avec un arbre (2)

ravin de corboeuf.jpg

Ravin de Corbeuf, juillet 2017

Sur la route de Blanhac, cet espace étonnamment horizontal, stries bleutées sur arêtes saillantes. Après la yourte toute en rondeur, la table sous l'ombre du tilleul, les chemins qui s'enlacent, les entrelacs de nos murmures. Et avant des Nuits de rêve sous la voie lactée et bouton de rose.
Espace horizontal. Sillons désertiques. Les géologues l'appellent "badlands", mauvaises terres. Pourtant un arbre pousse, agile dans l'argile. J'ai l'impression de le connaître, de l'avoir déjà côtoyé ailleurs. Je descends quelques strates plus bas dans ma mémoire. Au dedans, un arbre toscan. Au dehors, le vent qui nous porte et mon regard qui reprend la route.

 

mardi, 11 juillet 2017

Main tenant

géant.jpg

Les géants de Royal de luxe
Le Havre, juillet 2017

Jour grisé et chape de nuages
main tenant
c'est le soir qui tombe mais n'éteint rien
boîte crânienne dans un scaphandre
semelles de plomb
je me voudrais petite géante
des lilliputiens actionneraient
les fils de mes jambes
de mes paupières lourdes
démêleraient l'embrouillamini
de mes pensées

rembobineraient mes paroles
jusqu'au silence

tout tiendrait à des fils