dimanche, 12 août 2007
ARBOR PLUMEA (2)
Deux arboriculteurs de renom -Ours Gris et Untel, pour ne pas les nommer- fréquentent ces derniers jours les Îles Indigo en quête d'espèces rares. Je leur ai donc montré mon arbor plumea, non pas specimen rare mais, tenez-vous bien, unique en son genre. Je m'attendais bien sûr à ce qu'ils lancent des "oh" d'émerveillement sidéré dans l'espace intersidéral. Des oh, j'en ai eus, certes, mais d'indignation (ces oh sont retranscrits là!). Ces deux malotrus sans culture m'ont aimablement démontré qu'il ne s'agissait là que d'un vulgaire prunier et qu'en matière d'arbor plumea, ils étaient de fins connaisseurs pour en avoir recensé à de multiples reprises.
Mais les avaient-ils seulement observés la nuit? Car je suis sûre que leurs pauvres plumeaux ne se comportaient pas ainsi lorsque l'obscurité recouvrait leurs contrées:

Merci au seul arboriculteur digne de ce nom et auteur de cette illustration sans qui je n'aurais pu prouver la véracité de mes propos.
21:30 Publié dans PICTURA | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : korkos, arbor plumea |
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vendredi, 10 août 2007
LES LARMES DE L'ASSASSIN

Ici, personne n'arrivait jamais par hasard. Car, ici, c'était le bout du monde, ce sud extrême du Chili qui fait de la dentelle dans les eaux froides du Pacifique.
Sur cette terre, tout était si dur, si désolé, si malmené par le vent que même les pierres semblaient souffrir. Pourtant, juste avant le désert et la mer, une étroite bâtisse aux murs gris avait surgi du sol: la ferme des Poloverdo.
Anne-Laure Bondoux, Les larmes de l'assassin, Chapitre 1, Bayard jeunesse
07:31 Publié dans INCIPIT | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bondoux, les larmes de l'assassin |
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mardi, 07 août 2007
ARBOR PLUMEA

Brise-bora, Fils de la Terre,
Hier, encore, frêle Arbor plumea,
Mais, à force d'étreindre le sol,
Solennellement tendu vers les nuages têtus,
Tu mérites le nom, dare-dare,
D'Arbre à livres aujourd'hui,
Huerta de la sauvage menthe
Antique espace à palabres.
15:55 Publié dans BAL(L)ADE | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : arbor plumea |
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lundi, 06 août 2007
Ô BUCK!

(...) O je ne veux surtout pas non commencer un livre par sa quatrième de couverture effroyable résumé propre à assécher toute écriture je veux dire oui à la première phrase aux sons de son verbe encore trébuchant surgi du tohu-bohu-en-vrac à elle la délicate tâche de mettre en route ou non mon cinéma mental
"Majestueux et dodu, Buck Mulligan parut en haut des marches, porteur d'un bol mousseux sur lequel reposaient en croix rasoir et glace à main"
Ainsi commence l'Ulysse de Joyce. Et apparaît à l'arrière plan le vers de l'Odyssée:
"Ô Muse, conte-moi l'aventure de l'Inventif"
Et d'imaginer le Mulligan en robe de chambre dans le rôle de la Muse à moins que ne lui colle mieux à la peau celui d'un Ulysse, inventeur de la mousse à rasée, bien décidé à en découdre avec l'Agitateur des marées hautes. Odysseus bing bang!
Il arrive que mon cinéma mental se joue de moi et me sorte une bobine mi-peplum mi-keaton hors de propos, bien que.... D'ailleurs, faites-moi penser à vous parler d'Oedipe schlac schlac de Sophie Dieuaide, écriture iconoclaste d'un mythe qui rend nos divans intarissables.
J'ai dit oui à la première phrase d'Ulysse je veux bien Oui dire oui aux suivantes et même à la toute dernière.
15:20 Publié dans INCIPIT | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : ulysse, joyce |
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