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dimanche, 02 décembre 2012

Aujourd'hui la beauté à cet endroit précis.

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Cette semaine, je suis retournée avec mes biobios de 6ème sur la terre des Hauts Prés. Ils ont posé, aux trois entrées du champ captant, des panneaux dotés d'un humour injonctif certain. Pour renseigner le passant. Puis, tout en se bal(l)adant, ils ont remplis des sacs: 450 l de déchets. Nous verrons bien, lors de notre prochaine visite en février, si la semelle des passants est devenue plus respectueuse. 
C'est aussi en ces terres que la fulgurance de la beauté du monde avait choisi ce jour-là la nudité d'un peuplier.


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samedi, 01 décembre 2012

Aujourd'hui en retard.

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Lettre ouverte à M. Hollande
Monsieur,
A compter d'aujourd'hui vous avez très exactement 53 jours de retard et tout nouveau jour qui s'écoulera viendra se rajouter sur votre âme et votre conscience.
Le 9 octobre 1981 - soit cinq mois après les élections présidentielles - la France abolissait la peine de mort et au fronton de nos mairies le mot fraternité trouvait ce jour-là une résonnance particulière. Il est vrai que le gouvernement avait alors dans ses rangs un juste: Robert Badinter. Dans la tête de la gamine de douze ans que j'étais alors, elle m'avait semblé si simple, la réalisation de la promesse électorale.
Le 9 octobre 2012 a, depuis 53 jours, refermé ses portes et vous semblez oublier qu'au fronton de nos mairies, chaque jour qui passe noircit un peu plus le mot égalité. Non seulement vous laissez la parole à tous les râcleurs de fonds de casseroles que compte notre pays mais en plus vous vous prêtez à ce dangereux jeu de verseur d'huile sur le feu: "la liberté de conscience" laissée aux maires.  Dans la tête de la femme de quarante-trois ans que je suis aujourd'hui, cela me semble si compliqué, ce passage au mariage pour tous, que j'en viens à douter qu'il ait lieu un jour.
Vous ne pouvez tergiverser plus longtemps. Un pas en avant, trois pas en arrière n'a jamais fait avancer personne. Pour engager un changement ici et maintenant, il faut faire preuve de quelque folie audacieuse.
Demain, Monsieur, vous aurez 54 jours de retard.
La Bacchante
P.S. Dans l'attente de vous voir réagir, je m'en vais répondre à la proposition de Causette dans son édito du numéro de décembre. "Je vais pour cela prendre mon petit rouleau de sparadrap et allez scotcher deux parenthèses au fronton des bâtiments publics, de part et d'autre de ces sept lettres."

vendredi, 30 novembre 2012

Aujourd'hui le prix à payer.

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Exposition Ernest Pignon-Ernest à Pont l'Evêque

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Déconcertante exposition à Pont l'Evêque, en ce moment: Ernest Pignon-Ernest - le passant des marches du sacré-coeur, des rues de Naples, des no man's land gardant les chekpoints israëliens, des façades éventrées d'immeubles, des marchés de Soweto - immobilisé entre les quatre murs d'un musée. Et avec lui, le poète aux semelles de vent.


"Cher Monsieur
Votre lettre m'a surpris: qu'attendiez-vous en partant? À moins de rester au loin, nul moyen d'éviter cette amertume du retour. La souffrance est toujours le prix à payer lorsque l'on cherche l'inconnu -et plus encore lorsque l'on se veut «Damné». Mais dites-vous qu'au moins, vous avez vu! Bien à vous."
Rimbaud

jeudi, 29 novembre 2012

Aujourd'hui rues.

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Edition de 1946

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Je suis tombée sur ce livret dans un bistrot perdu au fin fond de la Suisse Normande. Mon oeil avait d'abord lu sur la couverture un volcan en éruption, répandant ses braises tout autour. Une fois habitué à la perspective approximative, il a accepté d'y déceler une route bordée de platanes.
Laissons-là ce paysage bucolique pour admirer l'agglomération selon Monsieur Dumont.

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Quand on arrive à Vatan, j'imagine qu'effectivement on n'a qu'une envie: s'en aller. Surtout si vous avez le malheur de vivre dans la bicoque qui inévitablement deviendra un rond-point à l'ère des temps modernes.
Imaginons pour l'instant que vous rentrez chez vous.
Vous êtes le véhicule noir de la situation 2. Soudain le conducteur du véhicule jaune se met à agiter frénétiquement son bras par la fenêtre ouverte. Pourquoi?

1. Il pleut ce jour-là et il actionne ses essuie-glace.
2. C'est un vieux copain d'enfance et vous ne vous êtes pas revus depuis que cette fichue guerre vous a envoyés sur le front.Il essaie d'arrêter sa voiture pour faire un brin de causette.
3. Il indique qu'il va tourner à droite.

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Bonus tout spécialement pour Topa!

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mercredi, 28 novembre 2012

Aujourd'hui détails au plafond.

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J'aurais voulu vous montrer quelques détails du plafond de ma salle de cours: les trous, les fils électriques apparents, des citations d'auteurs patafixées ça et là qui tentent tant bien que mal de cacher la misère et un hommage à la bibliothèque de Montaigne. Encore eut-il fallu que je prisse une photo.
En remplacement, ce plafond d'une librairie bretonne: entre le mouton et le cadre se joue un potentiel drame à côté duquel mon idée de départ aurait fait pâle figure.

mardi, 27 novembre 2012

Aujourd'hui armé comme le béton.

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Hier sur les Hauts Prés, aucune armature n'aurait pu me protéger de la beauté du monde. Aucune armure non plus. Rafales de pluie et ciel chargé de nuages noirs. Et le soleil en intermittent du spectacle. A chaque apparition, il a illuminé la nudité grisâtre du peuplier. Je suis restée là, comme on regarde un feu d'artifice au coeur d'une nuit d'été. Me demandant à quelle flamboyance j'allais assister la fois d'après.

lundi, 26 novembre 2012

Aujourd'hui une bonne chose de faite.

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Hier, je suis allée me bal(l)ader sur le blog d'Yves. Il avait photographié son abricotier avant que les rafales de la nuit ne le transforment tout en bois.
Cela faisait quelques jours qu'à chaque fois que je passais devant la vigne toute en lumière je me promettais de la mettre en boîte avant que le vent ne la transforme toute en sarment. C'est une bonne chose de faite.