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dimanche, 25 novembre 2012

Aujourd'hui tête pleine de.

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C'est là un principe physique ou une pensée philosophique: toute tête pleine de finira tôt ou tard par se vider.

samedi, 24 novembre 2012

Aujourd'hui j'étais un animal quand.

366 réels à prise rapide,portrait chinois,tous cobayes

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Si j'étais un île, je serais Indigo
Si j'étais un gratte-ciel, je me courberais un peu pour laisser les nuages passer
Si j'étais un des cinq éléments, je regretterais les quatre autres
Si j'étais un barrage, j'ouvrirais grand mes vannes
Si j'étais un écrivain, trouverais-je le temps de me bal(l)ader encore ici?
Si j'étais une forêt, je demanderais au premier arbre de ne pas cacher tous les autres
Si j'étais un arbre, je porterais la trace du G.R. sur mon tronc
Si j'étais un fruit de mer, je trouverais incongru mon nom
Si j'étais un animal,je ne voudrais surtout pas être une rate testeuse d'OGM.

Suis allée voir hier le documentaire Tous cobayes. On ne pourra pas dire à nos enfants que nous ne savions pas quand ils nous poseront la question.


vendredi, 23 novembre 2012

Aujourd'hui séduction de.

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Calme de la Gorgone
avant l'engloutissement,
passant médusé.

jeudi, 22 novembre 2012

Aujourd'hui suffirait de trois fois rien pour que.

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Aujourd'hui suffirait de trois fois rien pour que cette photo reçoive le titre d'Origine du monde.

mercredi, 21 novembre 2012

Aujourd'hui une chance.

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Aujourd'hui c'est une chance que la contrainte ne soit pas entortillée comme celle d'hier. Elle me laisse la liberté d'écrire dans la marge et d'y déposer une colère.
Que s'est-il passé dans la tête de certains de mes élèves vendredi soir? Dans la matinée, T., un petit gars du voyage scolarisé chez nous leur avait dit, comme on partage un bonheur, que ses cousins allaient venir le chercher à la fin des cours. Toute la journée, la rumeur a pris forme, s'est nourrie d'elle-même, s'est mise à enfler, à gonfler, s'est réjouie de prendre de telles proportions. A 17h, elle avait la grande satisfaction de dire cela, la rumeur: les gitans, armés jusqu'aux dents allaient venir les égorger. Certains sont sortis avec leur compas dans leur poche, d'autres leurs ciseaux, prêts à en découdre.
Lundi matin, nous avons effectivement décousu tout cela: la peur de l'autre qui peut faire battre le coeur avec une certaine jubilation, les préjugés. J'ai demandé si leur mémoire avait fait des confettis de l'album lu en début d'année, Ogre, cacatoès et chocolat de Cécile Roumiguière et Barroux. Pourtant, ils m'ont raconté l'ogre tapi dans son ennui et dans la forêt. Il a une sale réputation, l'ogre. Dans la bouche des mères, c'est le monstre avec toute sa cohorte de on dit. D'ailleurs, sur la page, il est énorme, noir et difforme. Ils se sont souvenus de Manon, la collectionneuse de bouts de papiers et de mots improbables. De leur rencontre. De la parole qui a ce pouvoir de percer la baudruche des peurs collectives d'un coup d'aiguille. De Barnabé -c'est l'ogre épouvantable de la première page mais maintenant il a un nom- qui sur la dernière page a une taille humaine.

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Je crois désespérément au pouvoir des mots. Rien ne m'est plus insupportable que ces situations qui s'enlisent parce que la parole n'est plus possible. Dans mon sac, ce matin, je rajouterai une pile de Dans les yeux d'Angel de Cécile Roumiguière. Je le prêterai à qui voudra le lire. Angel ou T. Que ce roman puisse les faire avancer.

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mardi, 20 novembre 2012

Aujourd'hui manger, boire, fumer, respirer, consommer.

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Une contrainte comme celle-là, ça me donne juste envie d'entreprendre un jeûn jusqu'à demain, de continuer de boycotter les grandes surfaces sans date limite de rebellion, de retenir mon souffle jusqu'à la dernière ligne.
Cela étant dit, je remercie Colo pour les graines de tomates espagnoles envoyées: au printemps, j'en ferai des semis qui rejoindront le jardin des possibles. Le prochain automne, j'accrocherai des torsades, dans la cuisine, de cette fameuse variété. Quand nous les cuisinerons, il y aura un peu de cette terre indignée sur notre table.
Le lecteur attentif aura remarqué que je me suis bien gardée d'évoquer deux des verbes de la consigne. Je lève donc mon café clope à cette journée.

lundi, 19 novembre 2012

Aujourd'hui une lumière.

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A Dom-Dom
Les nuits sont longues à cette époque de l'année. Elles s'étalent de plus en plus sur le jour. J'attends le solstice d'hiver, avec moins d'impatience cependant que les années précédentes. J'accepte ce passage par l'obscurité. Je me lève très tôt le matin parce que le jour est encore à venir. La nuit en devient plus acceptable.