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dimanche, 27 janvier 2013

Aujourd'hui journée des pieds.

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Si l'envie vous venait de passer à la biquetterie aujourd'hui, à cheval ou en voiture, vous ne trouveriez à notre table ni pied de veau, de mouche, de cheval, de poule, de grue ou de cochon. Au menu aujourd'hui: des pieds à coulisse, de biche, de roi. Nous reprenons de pied ferme les travaux dans les combles qu'avaient interrompus froid et inspection et nous travaillerons d'arrache-pied jusqu'à ce que la nuit tombe. Quant aux pieds en bouquet de violette, ce sera pour plus tard.

samedi, 26 janvier 2013

Aujourd'hui numéro en couleur.

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Photo de Bernard

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Hier, à la brunante, j'ai consulté la contrainte de ce jour. Numéro de couleur. J'ai pensé tout d'abord vous dire, comme ça, de but en blanc : "Tiens le numéro de février de Causette est en couleur!" Mais je connais certains blancs-becs fort bien renseignés qui auraient pris un malin plaisir à m'octroyer une volée de bois vert dans leur commentaire. Tu causes, tu causes, c'est tout ce que tu sais faire. Causette a toujours été imprimé en couleurs. Le numéro de février n'est toujours pas en kiosque puisqu'il ne sort que le dernier mercredi du mois. Et le tout dit avec beaucoup plus de sarcasmes.

J'ai alors déambulé dans ma photothèque. Rien. Pas le plus petit numéro. Même pas un minuscule chiffre glissé en arrière-plan au fronton d'une porte. La mine décomposée, suis allée découper un chou, bien blanc, en fines lamelles, pour le repas du soir. Une fois le chou bien blanc et en fines lamelles avalé, je me suis résignée à envoyer un mail à mon emminence grise. Tu n'aurais pas par hasard quelque numéro haut en couleurs?
Ce matin, à l'heure bleue, j'avais dans ma boîte l'embarras du choix: des bouées de chenal, la coque d'un goémonier, un alphabet maritime. Et surtout ce vingt démantibulé sur un "mur en bois du nord passé au goudron qui s'est fait bouffer par le sel stocké pour les terre-neuvas".

vendredi, 25 janvier 2013

Aujourd'hui ce qui vous empêche d'écrire.

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Photo de Bernard, en écho à celle d'hier

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Il est un espace où j'aime avant tout écrire: dans les derniers plis de la nuit. Le monde silencieux m'y offre, jour après jour, un tête à tête avec les mots.

Ce matin quand j'ai soulevé une première paupière, l'usine en contre-bas donnait déjà sa cadence à la journée et les poubelles dans la rue avaient entamé leur étrange chorégraphie entre les machoires du camion. J'ai posé au sol un pied encore tout étonné de l'ivresse d'hier: les Latinistes en M1 qui se sont démenés comme des experts au-dessus des annonces de combats de gladiateurs que j'avais décrochées pour eux des murs de Pompéi et l'enthousiasme en M3 d'une Inspectrice pétrie d'humanité.
Je vais attendre un peu avant de poser le second pied et me blottir dans cet entre-deux.

jeudi, 24 janvier 2013

Aujourd'hui c'est long.

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Photo de Bernard

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Aujourd'hui va se jouer dans la rapidité. En moins de temps qu'il ne faut à une vague pour se fracasser sur le sable puis se retirer. En M1 comme on dit dans notre jargon -comprenez en 1ère heure de la matinée- je ferai cours avec mes latinistes et Mme l'Inspectrice observera. En M3, elle et moi, nous aurons une heure pour parler de M1, mais aussi de toutes mes autres classes, de mes projets, de mes rêves et de mes désillusions.
En M4, la tempête qui sévit dans mon crâne depuis sept jours lâchera enfin prise.
Le soir venu, je reprendrai ma vie là où je l'ai laissée il y a une semaine et je relirai Lulu femme nue.

mercredi, 23 janvier 2013

Aujourd'hui mélange.

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Retrouver le temps de rêver, de me mélanger à l'air avec insouciance.

mardi, 22 janvier 2013

Aujourd'hui la force.

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Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force.
Blaise Pascal

lundi, 21 janvier 2013

Aujourd'hui dégoût et des couleurs.

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Ah, le jeu de mots facile, môôssieur le législateur des 366, d'autres l'ont fait avant vous! Vraiment, ce n'est pas ça qui va rendre ma journée plus poétique. Dire que j'espérais trouver ici, en me levant ce matin, un bol d'air frais et quelques rayons de soleil. Je suis déçue, osons le dire, dégoûtée. Il ne me reste plus qu'à retourner à ma monochromie, blanc sur blanc.