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dimanche, 03 février 2013

Aujourd'hui question idiote.

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Marie Morel
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Pour répondre à une question idiote avec un sens certain de la répartie, faut-il disposer de rouages culturels ou de coordonnées de réflexion?

samedi, 02 février 2013

Aujourd'hui toujours par deux.

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Photo de Guy
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La rue s'est tue. Le pavé rompu par tant de piétinements: pas de ceux qui sont contre, pas de ceux qui sont pour. Dans ce silence momentané retrouvé, branchez-vous sur Arte radio et laissez les bruits pas sages de Maman, sa femme et moi monter. Laure y raconte son enfance gay. Entre éclats de rire et chansonnettes improvisées. Y a une joie évidente dans ces fragments de vie. Et quand on se met à y chuchoter, on touche soudain à l'essentiel: "Tout à l'heure on discutait avec ma mère. On essayait de voir pourquoi elle était devenue homosexuelle. Mais là à 00h37, dans mon lit, je réalise qu'on n'a jamais cherché la cause de mon hétérosexualité. Alors pourquoi on devrait chercher la cause de son homosexualité? En dehors du fait que la société nous dit que ce n'est pas la norme."

vendredi, 01 février 2013

Aujourd'hui coup.

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Photo de Bernard

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Mercredi matin, mes Biobios rencontraient Jean-Michel Payet pour son roman 2065. Etant donné notre projet annuel autour du Développement Durable, ce bouquin, c'était un vrai cadeau: Emile, en une journée, se voit traiter de gros naze par sa copine et de bon à rien par ses parents. Il ne lui reste plus qu'une solution, aller voir dans le futur s'il sera ou non un mec bien. Justement son grand-père a un trou dans la cave qui remplit l'office de machine à voyager dans le temps... Lorsqu'il débarque plus d'un demi-siècle plus tard, les pires prévisions cataclysmiques se sont réalisées.
Mes Biobios ont dévoré ce roman, certains ont avalé les tomes 2 et 3. Je leur ai parlé aussi de Blue cerise, une écriture à huit mains du même auteur avec Sigrid Baffert, Cécile Roumiguière et Maryvonne Rippert : quatre auteurs, quatre personnages -Zic, Satya, Amos et Violette- quatre points de vue. J'avais pris ce jour-là dans ma bibliothèque la saison 1, L'ange des toits, espérant bien qu'il repartirait dans un sac à dos. J. s'en est emparée et elle avait le sourire d'une gamine heureuse du tête à tête qui se préparait entre elle et le roman.
Ce même mercredi, J. arrive, le sourire est toujours là mais quelque chose d'embarrassé s'y est rajouté. Elle me dit qu'elle n'a pas achevé la lecture de L'ange des toits parce qu'il y a "des trucs bizarres". Elle feuillette rapidement le premier récit, celui de Violette et me montre un paragraphe que ma mémoire avait complètement effacé: Violette refusant de se prêter avec son copain à une pratique sexuelle qu'elle ne peut assumer. En relisant ce passage, le regard de la gamine fixé sur moi, j'ai soudain regretté d'avoir joué le rôle de passeur avec ce roman: J., ses à peine douze ans et sa candeur n'étaient pas prêts à lire ces phrases. Je le lui ai dit, avec des mots maladroits, les premiers qui se sont pointés à mon esprit. Le soir venu, j'ai envoyé un mail à ses parents, non pas pour me protéger d'une plainte mais pour m'assurer qu'ils en discuteraient avec elle. Ce matin, la réponse de la mère dans ma boîte: "Ne vous inquiétez pas, J. m'en a parlé spontanément  et on prendra le temps de faire le point avec elle, nous sommes conscients que les livres peuvent cacher des trésors mais aussi des passages plus sombres. C'est  l'occasion de discuter avec J. et d'aborder des sujets qui  ne l'auraient peut être pas été." Du coup, le poids qui pesait sur ma poitrine depuis deux jours s'est volatilisé.

jeudi, 31 janvier 2013

Aujourd'hui moment lumineux.

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Photo de Bernard

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Cent pas sur le pavé, d'un bord du cadre à l'autre, le corps beau laisse ses pensées noires se volatiliser dans la roue à aubes. 

mercredi, 30 janvier 2013

Aujourd'hui oublié de.

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Aujourd'hui ai oublié de noter clairement et lisiblement ce que je voulais vous dire.
Cela me reviendra peut-être dans la journée. En attendant, ne pas oublier de passer dans un kiosque acheter le dernier Causette et le Canard Enchaîné. Merci Yves et Topa pour le rappel.

mardi, 29 janvier 2013

Aujourd'hui une princesse.

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Découpage de Maurice Pommier

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On a déjà eu une contrainte dans ce domaine. C'était "conte de fée" et cela avait fini sur mes îles en un atroce massacre. Les princesses à la chaussure de vair ou au petit pois ne m'ont jamais fait rêver. D'ailleurs quand je lance mes élèves dans une écriture collective de conte, ils se retrouvent les pieds dans la rizière -les demoiselles évoquées ci-dessus n'ont pas l'habitude de venir y faire trempette- à tenter de contrer un Transgénie et le tout s'appelle Ô Graines Magiques.

lundi, 28 janvier 2013

Aujourd'hui bu.

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Eh bien, môôssieur le législateur des 366, c'est bien court cette contrainte de lendemain de cuite! Ce n'est pas avec cela que je vais boire du petit lait, ce matin. Vous auriez pu, par exemple, nous inviter à un inventaire de ces monosyllabiques en /u/. La langue française nous a largement pourvus en la matière:
Bu Cul Dû Du Eu Fut Hue Jus Lu Mu Nu Pu Ru Su Tu Vu Wu. Nous aurions dû alors les convier dans un texte. Vous auriez su appeler l'exercice du jour 17 mots pour une histoire.