dimanche, 03 mars 2013
Fragments d'aujourd'hui raconté en statistique

339/366
99% de ma journée se passeront dans un car. Le 1% restant se déroulera sur les mornes aires d'autoroute. Je pars, ce matin, pour une semaine italienne en compagnie de 52 latinistes. Nous arriverons demain matin à Rome après une nuit à 80% blanche. J'ai la ferme intention de grapiller 20% de sommeil en déroulant mon sac de couchage dans le couloir du bus quand tous les ados auront rejoint les bras de Morphée.
Dire que nous avions fixé les dates de notre voyage juste avant la semaine sainte pour éviter l'affluence touristique. Nous ne savions pas alors qu'un coup d'Etat se préparait au Vatican, qu'un tremblement de terre aurait eu lieu une semaine avant notre départ et que les élections législatives allaient semer la zizanie.
Nota Bene: 100% des billets jusqu'au 9 mars ont été écrits avant ce jour.
Vale!
05:38 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : 366 réels à prise rapide |
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samedi, 02 mars 2013
Aujourd'hui difficile de.

Ernest Pignon-Ernest
Naples
338/366
Suis allée avec mon morveux voir l'expo Au-delà du street art au musée de la poste de Paris. Il connaît ma passion pour Ernest Pignon-Ernest et je connais la sienne pour Banksy. Difficile de voir ces deux artistes exilés de leur espace urbain. Le mur du musée ne sait plus murmurer et le cadre est oppressant.
La semaine prochaine, je serai dans la région de Naples. Les sérigraphies qu'Ernest Pignon-Ernest y avait collées dans les années 80 ont depuis longtemps disparu. Les portes des Enfers qu'il avait ouvertes se sont refermées. Pourtant quand j'entrerai dans la villa des mystères de Pompéi, l'ocre rouge des murs me renverra inévitablement à son David et Goliath*.
*Reprise du tableau de Caravage; dans le rôle de David, Ernest Pignon-Ernest, dans celui de Goliath, Pasolini à gauche et Caravage à droite.
Bonus: Ernest Pignon-Ernest était, hier, l'invité du Grand Entretien.
09:06 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : ernest pignon-ernest, 366 réels à prise rapide |
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vendredi, 01 mars 2013
Aujourd'hui un compliment.

337/366
Compliment: n.m. du latin complere "remplir, completer, achever, parfaire"
Dans un mois, j'achèverai les 366 365 réels à prise rapide: l'année 2013 n'est pas bissextile et la contrainte du 29 février "aujourd'hui jour en trop" est morte dans l'oeuf.
Je vous proposais ici de me concocter les 366 prochains réels à prise rapide. A ce jour, je n'ai reçu qu'une réponse alors que vous étiez quelques-uns à vous frotter les mains et à me dire que j'allais regretter d'avoir fait une telle proposition. Prenez donc ce billet comme un rappel...
05:04 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : 366 réels à prise rapide |
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jeudi, 28 février 2013
Aujourd'hui froid.

335/366
Le vent de l'est* souffle,
L'araignée a déserté
Ses fils éphémères.
* : personne ne semble avoir pensé à nommer les vents normands. Si j'avais vécu dans les Cévennes, mon vent de l'est se serait appelé agueil ou aiguolas. Quant à Homère, il l'aurait appelé Euros.
05:39 Publié dans 366 réels à prise rapide, BAL(L)ADE | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : 366 réels à prise rapide, euros, agueil |
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mercredi, 27 février 2013
Aujourd'hui est un slogan publicitaire pour vous vendre.

334/366
Pourquoi voudriez-vous que je me mette en vente? Quelle drôle d'idée vous auriez de m'acheter...
05:00 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (5) |
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mardi, 26 février 2013
Aujourd'hui machines.

Photo de Bernard
333/366
Machine: du lat. machina "astuce, invention ingénieuse"
Machines à café ou à pain
Machines à aspirer ou à congeler
Machines à coudre ou à laver
Ma Chine, mon Japon
Hiroshima ou Fukushima
Machines à broyer ou à calciner
08:05 Publié dans 366 réels à prise rapide | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : 366 réels à prise rapide |
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lundi, 25 février 2013
Aujourd'hui moi je.

332/366
Hier, mes deux morveux ont emménagé dans leur nouvelle chambre respective. Inévitablement ils ont fait un tri. Moi, je savais bien qu'allait rapidement se poser la question des albums de littérature jeunesse. Ceux qu'on a lus et relus ensemble. A l'entrée de chaque nuit. En un rituel incontournable. Ceux avec lesquels se jouait quelque chose d'indicible. Ceux qui nous accompagnaient au camping et ceux qu'on ouvrait au sommet après une longue randonnée. Ceux qui sont devenus notre mémoire familiale. Mon fils est descendu, les bras chargés de son enfance et d'une pile aussi haute que lui de tous ceux-là: "Je n'ai plus trop de place sur mes étagères mais je ne veux pas qu'ils quittent la biquetterie. Je te les confie." Ce qu'il venait de déposer sur la table était d'une valeur bien plus inestimable que tous les albums photos et films super 8 réunis.

08:29 Publié dans 366 réels à prise rapide, ALBUM | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : pat antonin louchard, chien bleu nadja |
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