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dimanche, 04 novembre 2012

Aujourd'hui ça ne se passera pas comme ça.

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Je ne sais pas ce qui doit se passer aujourd'hui contre lequel je devrais lutter. Au point de lancer outrée la contrainte à la face du jour. Quand la première lueur percera l'obscurité, je partirai courir avec mon morveux. Il donnera la cadence et je le suivrai jusqu'à la zone de maraîchage des Hauts Prés. En suivant le chemin détrempé, nous accumulerons la boue sous la semelle. Je repenserai alors aux jours de marche en Suisse Normande. A la clémence du ciel qui inondait la terre toute la nuit et qui le matin venu saluait nos premiers pas par des bourrasques de vent et des nuages insensés. Du noir à l'orange. Sur ces chemins-là, j'ai vidé ma tête. Quelques pensées ont choisi les sillons de mes semelles. Soumises au rythme du pas, elles sont devenues fluides.
Je repenserai sans doute à cela tout à l'heure. Et aussi à ceci: l'abandon dans un champ au bord de l'Orne. Le corps rincé par la marche. S'endormir sous un soleil d'automne. Laisser la rivière emporter ses flots limoneux. Se réveiller parce qu'un bourdonnement est monté de la terre comme une caresse.
Oui, ce matin, ça se passera comme ça.

samedi, 03 novembre 2012

Aujourd'hui en bois.

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"Pour les vagabonds de l'écriture, voyager, c'est retrouver par déracinement, disponibilité, risques, dénuement, l'accès à ces lieux privilégiés où les choses les plus humbles retrouvent leur existence plénière et souveraine."
Nicolas Bouvier

vendredi, 02 novembre 2012

Aujourd'hui pourquoi c'est compliqué.

 

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"Si l'on comprenait tout, il est évident que l'on n'écrirait rien. On n'écrit pas sur : deux + deux = quatre. On écrit sur le malaise, sur les sentiments complexes qui naissent de : deux + deux = trois ou cinq. Ainsi le voyageur écrit pour mesurer une distance qu'il ne connait pas et n'a pas encore franchie."
Choniques japonaises
, Nicolas Bouvier

jeudi, 01 novembre 2012

Aujourd'hui la terre.

 

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"Sans cet apprentissage de l'état nomade, je n'aurais peut-être rien écrit. Si je l'ai fait, c'était pour sauver de l'oubli ce nuage laineux que j'avais vu haler son ombre sur un flanc de montagne, le chant ébouriffé d'un coq, un rai de soleil sur un samovar, une strophe égrenée par un derviche à l'ombre d'un camion en panne ou ce panache de fumée au dessus d'un volcan javanais."

L'usage du monde
, Nicolas Bouvier

mercredi, 31 octobre 2012

Aujourd'hui métallique.

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Aujourd'hui, je pars pour quelques jours m'enivrer de couleurs automnales en Suisse Normande. Sac au dos, chaussures de rando aux pieds. Le corps se donnera à nouveau aux chemins. J'abandonnerai ici la pile de romans en cours. Les lisières d'Olivier Adam. Les désarçonnés de Pascal Quignard. Les désorientés d'Amin Maalouf. Aucune fiction ne saurait s'accorder à ces espaces. Elles ne produiraient qu'un bruit métallique sur la roche. La seule écriture qui rende mon pas semblable à une caresse sur la terre est celle de Nicolas Bouvier. Je prends avec moi L'usage du monde et Route et déroute. J'attrape aussi sa correspondance avec Thierry Vernet.
Je laisse ici des fragments. Echos incertains aux contraintes à venir.

mardi, 30 octobre 2012

Aujourd'hui le roi.

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Si j'étais roi, je ne dormirais sur aucune de mes deux oreilles. A cause des As.

lundi, 29 octobre 2012

Aujourd'hui douleur.

366 réels à prise rapide

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La châtaigne se retrouve-t-elle moins endolorie si elle tombe au sol avec sa bogue?