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dimanche, 07 octobre 2012

Aujourd'hui ça casse.

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Pour casser les mots figés d'hier, un excellent remède: le dernier album de Nouvelle Nocturne, Hurle la lune. Des mots critiques, un bal en soir et la pudeur mise à nue...
Deux titres par ici qui vous mettront les mots à la bouche.

samedi, 06 octobre 2012

Aujourd'hui ça passe.

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A la lecture de la contrainte du jour, je n'ai pas pu m'en empêcher et je l'ai même fait: regarder celle de demain, de contrainte, en espérant que. Mais non, le grand législateur des 366 réels à prise rapide a osé. Si aujourd'hui nous sommes sous l'égide de "ça passe", demain nous serons sous celle de "ça casse". Ca passe ou ça casse. Dans les années 80, Stéphanie de M. et son tube étaient arrivés comme un ouragan - madame la tenancière des îles indigo, à employer ainsi des mots trop facilement embouchés, vous mériteriez de sortir immédiatement!- puis repartis comme un pet de vent. Mais le mal était fait. Le titre et sa mauvaise rime sont passés dans le langage courant stagnant. Mots coupés de tout ensorcellement, mots figés. Entre eux et moi, le charme ne passe plus. Ce n'est pas faute d'avoir essayé de les contourner, d'être allée  voir ce qu'ils donnent de l'autre côté. Au lieu de me résoudre à quelque orviétan, je vais briser le rapprochement des deux par un autre. Ca se passe. Je vais vous renvoyer à Léonard et son improbable pouvoir des mots.

vendredi, 05 octobre 2012

Aujourd'hui en noir et blanc.

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Toile de verts des Hauts Prés
Photo de Lila

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On s'en approche à grands pas. Les signes s'accumulent qu'on ne peut ignorer. Le matin quand j'écris mon billet, il fait nuit. Viendra bientôt le moment où il me faudra aussi fermer la porte et laisser la clochette du figuier battre seule aux rafales de vent. Le soir quand je rentre, je dois accélérer le pas pour avoir la certitude d'attraper un dernier rayon de soleil, le dos contre ce qui reste d'un olivier qui n'a pas survécu à l'hiver dernier.
On s'en approche à grands pas. Plongée de notre hémisphère dans la nuit. La toile de verts des Hauts Prés va tendre à une flamboyance, en une dernière révérence. Puis tout rentrera sous terre. Place bientôt nette pour le noir et peut-être blanc.
Trouver la sagesse des plantes pour traverser ces mois plus sombres.

jeudi, 04 octobre 2012

Aujourd'hui une seule question:

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Hier, grande discussion avec mes biobios de 6ème sur ce qu'un livre peut nous apporter. L. qui a un amour du livre et de l'écriture comme je l'ai rarement vu chez une gamine de cet âge lance le sourire aux yeux qu'un livre peut rendre heureux. Chacun y va de son exemple et se souvient du coeur qui s'est un peu accéléré à cause d'une page. Soudain E., lui dont le sac est lourd du tohu-bohu de sa propre vie, demande:"Alors, un livre, ça peut donner envie de vivre?". Oh que oui, mon petit bonhomme, ça peut t'extraire de tout le noir que tu broies et te donner envie d'y retourner autrement.

mercredi, 03 octobre 2012

Aujourd'hui comme un avis à la population.

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De la grève au rêve, il y aurait donc un jet. De pierre ou de mots. Une poignée de sable et quelques bouts de verre impolis. Un visa pour un ailleurs et une marée humaine en mortes-eaux.

 

mardi, 02 octobre 2012

Aujourd'hui un visage.

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Un visage. Dévisage.
Je devise sur la contrainte du jour. Je ne suis pas habituée à. Les autres jours, je pose d'abord la photo, égide du texte à venir. C'est ce fil tenu qui déroule les mots. Mais là. Je ne veux justement pas. Mettre un visage. Un d'une rencontre éphémère ou un qui coud et découd mon coeur. A cette ultime heure de la nuit, en un dernier pli empli d'obscur, mon seul tête à tête, visage à visage, est celui avec la lune gibbeuse. Elle est pleine d'elle-même. Gonflée d'orgueil. Inaccessible. Elle trace dans les nuages une bouche muette.

lundi, 01 octobre 2012

Aujourd'hui perte de.

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Hier, après-midi, je me suis allongée sur le banc, dehors, à côté du jardin des simples. Le soleil chauffait mon jean et mon squelette. Il semblait résolu à mettre un frein à l'automne. La vilaine toux qui me tient depuis quelques jours s’est estompée soudain. J'ai lu d'un souffle La princesse et le pêcheur de Minh Tran Huy. Touchée au milieu de la cible par ce roman qui entrelace conte et récit, en une frontière moins simple que celle désignée par les pages. Qui dit l’absence et combien on peut filer sa toile autour de l’attente.
J'ai ramené sur mes îles cet extrait...
« Dans la vie, on croise des gens précieux, qu’on voudrait garder toujours autour de soi, mais qui, pour des raisons qui ne tiennent ni à eux, ni à nous, sont forcés de s’en aller. Ce n’est pas qu’ils nous abandonnent de leur plein gré, ni que nous soyons coupables de n’avoir pas su les retenir, c’est juste que parfois il ne peut en être autrement. Il m’est arrivé de chérir profondément des êtres que j’ai perdus, et c’est peut-être pour cela qu’on écrit, pour les retrouver et cheminer, l’espace d’un instant à leurs côtés. Comme si rien n’avait changé. »

 

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