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jeudi, 26 avril 2012

Aujourd'hui table de.

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A la table des matières, depuis dimanche, tout le présidentiable, tout l'inenvisageable, peut-être déjà tout l'irrémédiable. Les vocables ne suffisent pas à dire la peur de voir cela mal finir. Cette table-là, on aimerait la tourner pour en voir les dessous mais sans l'araser: les miettes finiraient pas remonter, inexpugnables...

Dans l'attente de, je suis allée m'asseoir à la table de l'Ours, comme on s'assied à une table d'écoute. Pour y retrouver tout l'indispensable -un thé à la menthe, des expériences en architecture- tout l'inestimable -son dernier album, Catfish- tout l'impensable -le permis de  se travestir de Rosa Bonheur. Cette table-là, on la veut à rallonges, on la veut re-table pour ne pas avoir à partir trop vite.

mardi, 10 avril 2012

Aujourd'hui tout ce qui brille.

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Salvador Dalí, "La Persistance de la mémoire", 1931

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Une larme au bord de l'oeil aura toujours plus d'éclat qu'une montre Rolex promise à un lent avachissement...

vendredi, 23 mars 2012

LA FLEUR DE L'AMANDIER

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Parcours Mahmoud Darwich, Ernest Pignon-Ernest

Que dire de cette semaine? Que j'ai éteint postes de télévision et de radio. L'info seconde après seconde, en provenance directe de Toulouse, de l'écoeurement jusqu'à la nausée, je n'ai pas voulu. Le pourquoi du comment que chaque journaliste se faisait fort de réinventer chaque heure, je n'ai pas écouté.
Me suis concentrée sur la dernière ligne droite de la préparation de l'oral en Histoire des Arts pour mes 3ème. Entre les quatre murs de ma sallle 207, l'actualité de l'autre côté de la porte, j'ai parlé d'Ernest Pignon-Ernest et de son parcours Mahmoud Darwich. La sérigraphie du poète collée sur le mur de la honte pour exorciser l'exil même après la mort. Au milieu de ce chaos de barbelés et de papiers, surplombé par la verticalité des lampadaires et du mirador, sous un ciel bas et lourd, la parole du poète:

« Je tente de défendre une certaine image de la Palestine en célébrant des choses très simples et très modestes : de l’herbe, des rochers et une fleur d’amandier. J’ai conscience que la poésie ne peut s’opposer à la guerre par les armes de la guerre, ni par un langage belliqueux, mais par son contraire. Elle fait la guerre à la guerre en s’armant de fragilité humaine. »


samedi, 31 décembre 2011

TREIZE A LA DOUZAINE!

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Découpage de Maurice Pommier

Les mauvaises langues et dentiers mal embouchés combleront sans nul doute les points de suspensions par un dicton faisandé -les poules mangeront du renard, le jour où elles auront des dents- et n'attendront rien de plus des jours à venir.
Qu'à cela ne tienne, à la marge ou à la page de ces certitudes qui toujours font ronronner le monde en rond, je nous veux des rives et des dérives, des rêves et des grèves, des fleuves et des effluves, des emblèves et des emblaves, des alternatives collectives et coopératives, des qui-vive et des qui ravivent, et surtout des terres-neuves...

samedi, 26 février 2011

BASTE!

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Elle s'était fait tout un univers du Musée du Quai Branly. Elle espérait trouver des invitations au voyage dans chaque recoin. Je m'étais engagée à l'y emmener, en ce musée des colonisateurs. Elle marchait lentement, s'arrêtait pour allumer une cigarette dont elle ne connaîtrait jamais le mégot, et son pas faussement contenu cachait mal son impatience.
La façade de verdure faisait mine triste, hésitant entre feuilles desséchées et pourriture. Deux jardiniers tentaient de redonner au lieu un semblant d'apparat, le bambou rivalisait avec le bambou en cette morne saison sans fin.
Le seuil fut vite passé, peu de monde aux guichets. La rampe d'accès aux salles d'expositions dégoulinait de mots de peuples, de contrées, de rites et rituels, sur une idée sans doute hautement réfléchie et artistique de Sandison. Le saccage commençait là: nous piétinions cela même que nous allions admirer, clouté, cloué, suspendu en des vitrines sans âme. Des scolaires sages et ébahis écoutaient une guide leur dévoiler les mystères d'un masque à doubles porteurs, normalement brûlé après la cérémonie.  Un doigt se lève: que faisait-il là le masque alors?
Au fil des galeries, cette certitude: les Européens se sont damnés pour des siècles pour avoir ainsi enfermé et exposé ce qui ne se montrait que dans le secret de rituels au creux du monde.

quai branly,queequeg,moby dick,sandison
Queequeg, Rockwell Kent

J'en étais là de mes sombres pensées quand a surgi le rejeton du Queequeg de Moby Dick: le corps tatoué de la tête aux pieds et vêtu d'un kilt, berçant une poussette tout en s'adressant à un gardien en un anglais qui trahissait que ce n'était pas là sa langue maternelle. Qu'avait-il donc écrit dans les plis et les replis de sa peau que nulle guide ne serait à même de commenter sur un ton pédago-sentencieux? Magnifique apparition qui à elle seule apaisait tout le reste...

quai branly,queequeg,moby dick,sandison
Queequeg,Maurice Pommier

 



lundi, 03 janvier 2011

INTERROGATION

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Débarrassé du magma d'empreintes qui l'entachait, l'écran de mon ordinateur peut accueillir les voeux de l'Ours...

 

samedi, 01 janvier 2011

RESOLUTIONS

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Fragment de la Dive Bacbuc, Gérard Garouste

Résolution: lat.resolutio, dissolution, désagrégation.


La désagrégation de quelles scories convoitons-nous en entamant la longue litanie des résolutions de la nouvelle année ?
Reflet perdu dans un chaos d'empreintes digitales, nettoyer l'écran de mon ordinateur.

Que résolvons-nous ?
Changer le calendrier dans les toilettes "une année au musée", les 365 tableaux ont tous tourné quinze fois.
Ouvrir une page sur fesse de bouc pour fêter le solstice d’hiver et que Noël passe à la trappe.
La solution de quel problème voudrions-nous trouver?
Vivre pleinement 12x30 jours +5jours, combien de temps cela fait-il ?

La ficelle de quel embrouillamini espérons-nous dénouer?
Battre le pavé régulièrement
Renouveler la précédente en 2012 au moins pour quatre mois
.

 

samedi, 13 novembre 2010

PARLE-LEUR DE BATAILLES, DE ROIS ET D'ELEPHANTS

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Pour que le XVIème siècle soit placé sous l'égide de la Renaissance, qu'a-t-il fallu mettre à mort au préalable? Qu'est-ce qui a fait sursaut dans cet entre-deux, dans ce passage d'une rive à l'autre? Anodine question qui s'extirpe de ma poche au fil de mes déambulations.
Devant la Dive Bacbuc de Garouste,oeuvre circulaire déployée aux rires de Rabelais.
A la lecture du dernier roman de Mathias Enard, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants.
Pas de batailles, de rois ou d'éléphants, juste quelques lignes dans le carnet de Michel-Ange,faille suffisamment entr'ouverte pour faire récit. Le voyage donc à Constantinople de l'Homme de la Renaissance. Attiré par une commande du Sultan, invité à dessiner un pont entre deux mondes, au-dessus de la Corne d'Or. Pour surpasser Léonard de Vinci ou pour renaître ailleurs?
"Tu n'es pas venu jusqu'ici pour me connaître, tu es venu pour construire un pont, pour l'argent, pour Dieu sait quelle autre raison et tu repartiras   identique, inchangé, vers ton destin. (...) Chaque jour te pousse  vers le suivant sans que tu ne saches l'habiter vraiment"
Plus à l'aise pour tendre un pont que les bras, Michel-Ange s'en reviendra traversé de désirs inaccomplis.
"D'Istanbul, il lui reste une vague lumière, une douceur subtile mêlée d'amertume, une musique lointaine, des formes douces, des plaisirs rouillés par le temps, la douleur de la violence, de la perte: l'abandon des mains que la vie n'a pas laissé prendre, des visages qu'on ne caressera plus, des ponts qu'on n'a pas encore tendus".

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mardi, 19 octobre 2010

REJETE

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Laurent Martin

"Si les meubles pouvaient parler, ils nous raconteraient sans doute des histoires d'Humain"
Nous dirait-il le lit que sur un sommier de fer et de briques, se prélasse toujours et encore le matelas?
Nous dirait-il que sous le pavé battu, la plage bruisse encore et toujours pour les parlementaires? Faut-il vous convaincre? Allez donc voir l'amendement n°249 rejeté par l'assemblée nationale.
Comme le dit Philippe Meyer dans sa chronique aujourd'hui muette sur France Culture: "que le ciel vous tienne en joie".

 

lundi, 18 octobre 2010

LAPSUS

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Kézive la ville mensonge (fragment)
Gérard Garouste, 2002

LAPSUS: du latin lapsus linguae, faux pas de la langue.
Est-ce à cause de l'étymologie du mot qu'ils lapsussent tous dans le même domaine en ce moment? Après la fellation de Rachida Dati, voici les empreintes génitales de Brice Hortefeux. Pour les images, c'est par ici.
A qui le tour?

dimanche, 17 octobre 2010

INTRANQUILLITE

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La Dive Bacbuc (fragment)
Gérard Garouste, 1998

Au seuil de L'intranquille de Gérard Garouste -autoportrait aux mots du peintre - une phrase délimite les lignes de fuite...
"Ne demande jamais ton chemin à celui qui le connaît. Tu risquerais de ne pas t'égarer"
Rabbi Nahman de Bratslav

mardi, 12 octobre 2010

CENSURE

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Exposition Larry Clark au musée d'Art Moderne, à Paris: interdite aux mineurs

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Exposition Reiser à Saint Malo dans le cadre du festival Quai des bulles: interdite aux mineurs non accompagnés

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L'origine du monde, Courbet
Musée d'orsay

Mais que fait le Musée d'Orsay?

 

mardi, 07 septembre 2010

GARGOUILLEZ-VOUS!

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Photo de l'ours


Il est des arts semi-éphémères, pris dans l'entre deux des marées. Elle sait déjà, la sirène, qu'il lui faudra regagner la vague. Est-ce pour cela qu'elle a abandonné ses tongues sur le sable en une insignifiante et ultime trace.
Il est d'autres arts, dans le silence du plus haut point des cathédrales qui défient la politique actuelle, qui seront encore là lorsque les manifestations se seront tues, que les sondages auront divisé par quatre le nombre des grévistes et que chacun reprendra le chemin du quotidien.
A Lyon, sur la cathédrale Saint Jean, un tailleur de pierre a donné à une gargouille le visage de son chef de chantier musulman. Pour la déloger, les grincements de dents de quelques extrémistes ne suffiront pas.
Du coup, je suis allée voir sur wiki -qvous noterez au passage que je mets carte sur table lorsque j'emprunte à un territoire comme celui-là-  à la recherche de quelque symbolique de la gargouille. Je vous ramène ça:

"Le Mal représentant le « pire ennemi » dans la religion chrétienne, il fallait un moyen d'éloigner celui-ci des églises, Maisons de Dieu. Les gargouilles ont ce but appréciable de faire fuir tout esprit malin ou être démoniaque, selon l'époque. Les gargouilles étaient donc les gardiens du Bien, et par extension des églises. Leur aspect terrifiant n'était visible en fait que pour rappeler à l'hérétique, au non-chrétien, aux ennemis de Dieu dans leur ensemble que la protection divine était déjà sur le bâtiment. La légende raconte que les gargouilles hurlaient à l'approche du Mal, qu'il soit visible (sorciers, magiciens, démons incarné) ou invisible."

Quelque chose me dit que les gargouilles n'ont pas fini de gargouiller.

En bonus 1, cette photo prise par l'ours lors de la visite du chantier de rénovation du palais de justice de Rouen. 
En bonus 2, le mail de l'ours qui accompagnait cette photo: "le tailleur de pierre qui avait fait une des “feuilles de chou” du pignon nord s’est représenté à l’ouvrage, seuls les moineaux et autres volatiles* peuvent profiter de ce spectacle, c’est sur le bord du pignon Nord!
* Et les privilégiés dont je fait partie, et toi qui va le regarder sur la photo aussi."

Avec l'autorisation de l'ours, j'élargis le cercle.

15:25 Publié dans PICTURA | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : gargouille |  Facebook |

mardi, 17 août 2010

IN FINE CAVE LUPUM

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Fallait pas lâcher
Illustration de l'Ours Gris

D'une simple méditation sur ce frôlement pérenne du jour et de la nuit, l'Ours m'a entrainée vers les craquements de l'actualité. Je ne garderai pas dans ma réserve de mails le commentaire qui accompagnait ce "Fallait pas lâcher"...
"Quand le chien lâche, il ne lui reste plus qu'à attendre aux feux rouges la 4X4 du loup pour aller compisser la roue arrière… parce que s'il essaie de s’attaquer à la roue avant, il peut prendre un coup de Rolex."
Le "voyou de la République" de Jean-François Khan ou "le délinquant constitutionnel" d'Edwy Plenel, simple compisssade sur la roue arrière ou bien...?

23:17 Publié dans PICTURA | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : khan, marianne, pleyel |  Facebook |

jeudi, 12 août 2010

CAVE CANEM LUPUMVE?

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Ne lâchons rien
Illustration de l'ours gris


A l’heure où chien et loup ne se distinguent plus, qui faut-il invoquer de la montée du jour ou de la tombée de la nuit ?
P.S.je remercie tout particulièrement l'ours qui m'a confié cette illustration à l'aveugle!!!

samedi, 26 juin 2010

ça

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Miro, Bleu II, 1961

Retour à la terre
Le convoi se fait à la lueur
d’une lune rousse et pleine

Le regard s’embourbe devant un sens interdit
Dépourvu de séance, son rouge dépareille...

mercredi, 19 mai 2010

ET LA LUMIERE FUT

 

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Willy Ronis, Place Vendôme, 1947
Le trottoir humide,
Ondée méridienne,
Au creux du pavé poli
Nonchalance de la flaque
-A quoi sert-elle la flaque si elle ne reflète pas?-
Et comme un fil du hasard,
L'éclaircie
L'ombre dressée
Dans le pas d'une passante.
Exposition Willy Ronis, Une poétique de l'engagement à la Monnaie de Paris

mercredi, 17 mars 2010

ENTRE DEUX FEUX

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Fragment de Bonne entente, Jan Voos, 2005

Les « tout feu tout flamme »

Risquent-ils de s’éteindre

Le temps d’un couvre-feu ?

 

Fera-t-elle long feu la nouvelle contrainte des impromptus littéraires?

vendredi, 12 mars 2010

ERRATUM

Les bruits qui courent prennent le départ trop vite. C'est ce que nous allons montrer aujourd'hui.
Il a été murmuré que l'estomac du tigre ici présent menaçait les insulaires indigotiens. On a entendu ici et là quelques craintes pour le rire de la biquette. On lui a même conseillé de se faire plus discrète. Elle en est tombée en hilarité. Pourquoi aurait-elle peur d'un félin épris d'un arbre?
Mais enfin, Biquette, et ta congénère de provence? Ne crains-tu pas la gueule du loup? Une histoire à courir couché -ndlr traduire par "dormir debout"- que cette gueule du loup!
Elle sort aussitôt de sa poche un calepin et brandit la preuve de ce qu'elle avance.

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Biquette mise en pot par Maurice Pommier

Comme dirait l'Ours, voilà enfin rendu à César ce qui appartenait à Jules...

dimanche, 07 mars 2010

LA BIQUETTE RIT


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Découpage de Maurice Pommier

Elle rit, la biquette,
d'un brin de soleil charmeur
derrière le carreau.

Et si un Ours venait à vous raconter qu'un tigre a dévoré la biquette, n'ajoutez pas foi à ses racontars...

samedi, 06 mars 2010

WONDERLAND

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Photo et découpage de Maurice Pommier

Juste aujourd'hui, la lumière d'un matin...

vendredi, 27 novembre 2009

DUBABAÏL

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La tour de Babel, Brueghel l'ancien, 1563

Dubaï, comme un écho à Babel...
Tant va l'homme aux nuages
Qu'il dégringole.

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Tour de DuBaï en 2007

17:37 Publié dans PICTURA | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : babel, brueghel |  Facebook |

jeudi, 05 novembre 2009

UN P'TIT PLI EN PLUS

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Depuis que môôssieur Ka a soulevé à nouveau le couvercle de sa boîte à images, la vie est un enfer. Après la journée de boulot, commencent les nuits noires à chercher des fragments de tableaux. Cette semaine, une série d'arrière-trains, de bas ventre, de haut de cuisses masculins et cette fichue main sur vêtement bleu. Il m'en reste trois à trouver et je bloque, minablement, désespérément. Dans ces moments au bord du gouffre, un irrépressible désir de vengeance pointe et je m'y laisse aller avec un plaisir sans failles.
Dans ma quête effrénée, je suis tombée sur un tableau qui aurait pu constituer la onzième pièce du puzzle. Môôssieur KA, saurez-vous retrouver le titre, le peintre et bien sûr la date de ce tableau avant dimanche?

 

20:30 Publié dans PICTURA | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : korkos |  Facebook |

mercredi, 28 octobre 2009

DE VITA

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L'elixir de longue vie se dissimulerait-il dans la contemplation quotidienne de natures mortes?
Fleurs sur une cheminée aux Clayes, Vuillard, 1932

 

dimanche, 18 octobre 2009

BA-BOUCHE

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Comment est-ce possible, vous ne le savez pas encore? La boîte à images -haut lieu de môôôsieur KA- ouvre sa saison 2!!!!!!!!!! Et pour son premier épisode, on s'y adonne à un sensuel bouche à bouche qui nous ferait presqu'oublier qu'il existe d'autres contraintes dans une journée que celle de regarder des tableaux pour trouver les dix énigmatiques morceaux de puzzle.
Déposez juste vos babouches à l'entrée...

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Je le connais ce visage simiesque, ça m'énerve...

 

 

 

 

 

jeudi, 27 novembre 2008

ECTOPLASME

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in Le sac du mousse de maurice Pommier

Les injures du capitaine Haddock, on se les traîne pendant des années dans une bulle entourée de postillons sans chercher vraiment à les comprendre.
Ectoplasme tête de mort deux points d’exclamation un point d’interrogation bombe à retardement.
Mais un jour, elles reviennent à la surface et alors c’en est fait. Elles explosent et c’est tout un monde qui part en fumée avec son cortège venu des bas fonds.
Ainsi pour "Mille sabords?????!!!!" Ce fut longtemps une armada de pirates, le poignard entre les dents, le corsaire rayé rouge, style Contrebandiers de Moonfleet, prêts à tomber sur la Castafiore en criant « à l’abordage ».
Il aura fallu une fenêtre d’abécédaire pour que les sabords s’éteignent en hublot!

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in The Schooner de David Mac Gregor

Merci à Ours Gris pour ses recherches...

dimanche, 19 octobre 2008

RIRE EST LE PROPRE DE L'HOMME

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Je reviens d'une drôle de rencontre où l'on parla de Babeth 1ère, de Riton IV et de Poléon. D'aucuns appellent cela une conférence. Jugez par vous-même. Mettez à une même table, certes imposante, dans une salle, certes dite de conférence, une Dame pétrie d'humanisme et une réincarnation Brueghelo-Dumassienne, dixit la Dame à ses côtés. La Dame se nomme Béatrice Fontanel et derrière la double réincarnation se cache Ours gris. Laissez-leur le temps de conférer -l'une l'oeil pétillant et le verbe humble, l'autre hilare et le poil hirsute- et vous obtiendrez un échange truculent autant dire rabelaisien.

Ces deux-là étaient venus nous parler de leur Histoire de France dessinée pas encore -à peine?- sortie chez Gallimard. L'Histoire avec sa grande hache, ils s'y étaient déjà frottés avec Riton IV et Babeth 1ère. Et moi à les entendre parler,  j'ai regretté de ne pas avoir qu'une poignée d'années au compteur. Le Monde, j'aurais aimé le rencontrer par le biais de leurs plumes et miquets. De -750 à 1968, double page après double page, il leur a fallu sélectionner des tranches de saucisson (1), réincarner des événements pétrifiés par leur célébrité sans céder à la tentation de seulement les resucer pour les recracher ensuite, trouver dans cette matière odeurs et couleurs. Parce que raconter l'Histoire, cela passe aussi par l'anecdote, ils nous ont dit Saint Louis le cul par terre sous son chêne, Jules et ses rouflaquettes qui avait inscrit les noms des parents récalcitrant à l'éducation nationale sur la place publique, Charlemagne et son éléphant -était-il indien ou africain?-, la chaleur terrifiante de la Saint-Barthélémy, le froid des maisons au Moyen-Âge et la houppelande, tenue de mise pour traîner chez soi.

Lorsque vous regarderez les illustrations de l'Ours, n'oubliez pas que le moindre centimètre carré a été au préalable documenté, vérifié, digéré puis aquarellisé. A chaque fois, d'un semi-remorque plein, il a dû garder une brouette.Lorsque vous lirez les textes de la Dame, souvenez-vous que sa maxime est: il n'y a rien de plus émancipateur que d'apprendre quelque chose chaque jour. Entre la prose de l'une et les illustrations de l'autre, il est une matière que vous ne pourrez pas lire mais que peut-être vous sentirez en tournant les pages. L'Ours, à chaque expédition d'un nouveau miquet par les tuyaux d'internet direction Gallimard, s'est laissé aller à des textes défoulatoires. La Dame s'est laissée aller à dialoguer avec eux. Ils circulent actuellement sous cape ouverte à tous vents. En voici quelques passages.

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Après avoir donné ses armes à César Jules , Vercingétorix est couvert de chaînes, puis il est  invité  a un voyage organisé vers Rome.  Dans cette belle cité, il va participer au grand triomphe de Jules et pour que la fête soit complète, le même Jules le fera étrangler dans le bungalow où il était
hébergé.César t’es un salop, ton fils aura ta peau! Je vais aller faire un tour chez les gallo-romains.
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1347 Les rats arrivent à Marseille et débarquent avec la peste dans les bagages. Le bacille va faire une tournée grandiose!
Tiguidiguidi voilà la grande peste!
Tiguidiguidi tout’l’monde  râle et crêve!
Tiguidiguidi  elle rentre partout!
Dans les palais dans les taudis!
Tiguidiguidi elle franchit  mêm’les limites du pays!!
Allez pour vous remonter le moral faut pas oublier qu’il y a  une guerre de cent ans sur le feu! Quand les pestiférés auront réchappé au bacille ils seront bons pour aller faire le soldat, ou subir les soldats.

Vercingétorix, la grande peste, les têtes coupées gaillardement au moment de la révolution parce qu'elles étaient bon marché, tout cela fait partie de notre histoire. Mais que dire alors de celle qui est encore chargée de souvenirs, de celle sur laquelle encore nous sommes assis. Dire aux enfants d'où ils viennent, cela revient à dire l'histoire de leurs arrière-pépés et arrière-mémés. A la question "par quelle illustration avez-vous commencé?", l'Ours ne cherche pas ses mots, rejette du revers de la main un begaiement: celle de la Shoah. L'illustration, je vous laisse aller la découvrir dans leur livre. De ce qu'il en dit l'Ours pour se défouler, je vous laisse le lire...

Ben moi ça me met le moral à zéro cette soirée diapo qui a commencé avec la “grande” guerre qui faisait partie des récits des grands pères et qui se termine avec l’arrivée des cousins pieds-noirs, des harkis avec leurs cabanes dans la forêt et des gros cons qui organisaient  des “ratonnades”. Ce qui est coincé entre n’est pas reluisant, quel sandwich!
Une chance, les prochaines pages sont sur mai 68, les rêves ne dureront pas, d’accord, ça fera feu de paille mais le temps que le feu aura brûlé on aura vu clair…

Au moment de refermer ce billet, je m'en voudrais d'avoir parlé de tout cela sans jamais évoquer le gallicé. L'ours l'avait peintuluré mais Gallimard l'a ignoré. Qu'à cela ne tienne...

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(1): la tenancière des Îles Indigo a toujours rêvé de noter mot pour mot la gouaille de l'Ours. Assise dans la salle de conférence, elle en a abusé et retranscrit ici quelques entrechoquements de mots doux à son imaginaire. (ndlr)

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mardi, 07 octobre 2008

TRAITEUR

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Par chez moi, Lire pourra vraiment être en fête le prochain week-end. Ours gris est enfin sorti de sa tanière et s'expose ou plus exactement a été contraint et forcé à exposer. Comme son surnom l'indique, Ours gris est beaucoup ours. Donc, hier soir, lors du vernissage, au moment de l'exercice obligé du discours après le blabla du cravaté municipal, c'est sur un ton bourru d'ours en manque prolongé de miel qu'on s'est tous fait traiter. Il n'était pour rien dans tout ce brassage d'images, qu'on se le dise. On était les seuls responsables après tout s'il se retrouvait derrière son micro, se dandinant d'un pied sur l'autre. On se gardait bien de broncher et si un sourire avait le malheur de s'esquisser on se cachait derrière le dos de celui de devant -tant pis pour ceux du premier rang. C'est que l'Ours était capable de décrocher ses miquets pour les ramener dans leur placard à miquets et de nous planter là.

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Gorgones effrayées par l'Ours

Ceci dit, on ne l'aurait pas laissé faire. Sur l'affiche, c'est Traiteur d'images qu'est marqué, pas maltraiteur! Et puis c'est la première fois qu'on les voyait sous-verre, ses aquarelles. Ca fait quelque chose, là au creux du palpitant quand on les épluche du regard. Et si l'oeil devient humide, c'est pas à cause des oignons sur les petits fours. Des oeuvres d'art puisque je vous le dis.

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Vert ni sage
Le hall peu à peu s'est vidé pour pétiller un peu plus loin. Lui est resté, encore tourneboulé. Un enfant est venu avec L'atelier de Pépère. Il s'est enfin assis.
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Ce qui s'est passé hier aurait dû logiquement ne pas se produire, ainsi l'avait décrété l'Ours.

 

lundi, 30 juin 2008

EN RIRES

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Les sbires du sire devraient se concerter. Côté éducation nationale, exit la littérature jeunesse des nouveaux programmes. Je ne saurai faire route sans notre bonne vieille littérature classique mais je ne laisserai pas manquer à l'appel, la rentrée prochaine, Place, Pommier, Mourlevat, Hassan et tous les autres. Côté culture, le prochain Lire en fête est justement consacré à la littérature jeunesse! Il y a dans tout cela une logique qui m'échappe.

Quant au Printemps des poètes, la prochaine version sera sur le thème de En rires... C'est peut-être bien ce qui nous reste à faire.

 

 

lundi, 05 mai 2008

VACHE À TACHES, QU'EST-CE QUE TU RABÂCHES!

 

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Deux belles vaches, Combas, 1986

 

Non, ces deux vaches ne se sont pas échappées d’un album du Père Castor, elles n’ont pas non plus la tête ou l’incisive à s’appeler Marguerite ou Pâquerette. Avec leur machoire en forme de pis et leur pis en forme de machoire, elles n'ont pas l'air avenant de leurs cousines à la mode  de Bretagne. Je vous ramène ces deux herbivores -à tendance carnivore fortement prononcée depuis qu'elles ne se remplissent la panse que de coquelicOGM- d’une expo consacrée à Combas.

Mais ces panses expansées par tant de bombances, à quoi pensent-elles? À leur opulence ou à leur déchéance si elles rencontraient l'indécence de la potence? Et Combas,lui, qu'en dit-il?

"Deux belles vaches meuh souriaient, deux belles vaches meuh regardaient. On aurait dit qu'elles meuh disaient: "Qu'est-ce que tu veux, toi? t'es pas du pré." Je leur ai laissé le soin de  trancher. Mais pas de meuh troncher! De toute façon, y avait pas de danger, le taureau était allé se coucher. Quant à vous, Mesdames, je vous fais des excuses et je meuh recule car je ne veux pas d'histoire avec les gens du coin. Et si je vous gêne tant, dans ce cas, la prochaine fois, je contournerai votre champ. Comme ça, vous ne meuh regarderez pas. Or et ivoire, mes bonnes dames, vous êtes jolies aves vos taches et votre paresse de poétesses en herbe. (.../censure/...)"

Ah, quand des peinturlureurs se lancent dans des stances, la décence me contraint à faire silence sur leurs impudences.

13:49 Publié dans PICTURA | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : combas, vache |  Facebook |