Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 14 février 2013

Aujourd'hui action de votre corps, que des verbes.

0.jpg
Photo de Bernard

321/366
Soulever une paupière puis une autre. Se rendre à l'évidence: l'une est prête à pétiller d'un bout à l'autre du jour naissant, la seconde se prélassera dans ses bas fonds. D'ailleurs, elle n'est pas d'humeur à se laisser décrire par une cohorte de verbes, sous prétexte de contrainte.

mercredi, 13 février 2013

Aujourd'hui végétal.

14-07-023.JPG
Photo de Telos

320/366
La silique* de la lunaria annua** ne dira rien de ce qui se trame au Vatican. Elle la fermera***. Elle a bien trop peur de se faire appeler médaille de Judas.

*  fruit sec déhiscent qui s'ouvre spontanément à maturité
** plus connue sous son nom vernaculaire "monnaie-du-pape".
*** devant une telle détermination, vous pouvez vous rabattre sur Habemus papam de N. Moretti.

mardi, 12 février 2013

Aujourd'hui l'imprévu.

9696669_orig.jpg
Photo de Bernard

319/366
Qu'espérait-elle l'Europe après avoir interdit aux Roumains de circuler en charrette? Pensait-elle vraiment que tous les chevaux mis à pied allaient finir sur un bûcher et que les postillons allaient recycler les os calcinés en peintures rupestres? A entendre les hypocrites cris d'indignation qui soulèvent nos ondes depuis quelques jours, je me marre bien: ils y vont tous de leur couplet dédié à la sacro-sainte traçabilité de ce qui finit dans nos assiettes. Je l'attend toujours le politicien courageux qui osera montrer le chemin suivi par le steack bovin ou équidé: de l'animal qui n'a jamais connu l'herbe d'un pré à l'abattoir déchaîné et en chaîne. Au moins le steack de cheval roumain aura vu du pays avant de défrayer la chronique.

lundi, 11 février 2013

Aujourd'hui noir.

Rupestres.jpg
Rupestres!

318/366
Le premier sapiens à avoir dessiné sur une paroi avec l'os calciné d'un auroch malencontreusement oublié sur le feu -la chasse avait été rude, l'animal lui avait donné du fil à retordre, il n'avait su résister au plaisir d'une sieste réparatrice après avoir lancé le barbecue- ce premier sapiens, donc, s'est-il emparé de l'art comme trompe-faim?

rupestres_planches.jpg

dimanche, 10 février 2013

Ajourd'hui note.

7322375_orig.jpg
Photo de Bernard


317/366
Même la coque* croit dissimuler ses fractures sous quelque flamboyance**.

* Coque d'une péniche anglaise en cours de restauration. Prochainement réhabilitée déclassée en restaurant.
** Suture au minium (Pb3O4), un des pigments artificiels les plus anciens qui cherche à rivaliser avec le cinabre (HgS) et la sinopia.

samedi, 09 février 2013

Aujourd'hui véhicule.

P1030759.jpg

316/366
Hier, journée pedibus et bus pour cause de véhicule bloqué chez le garagiste. Je commence à amorcer le début d'une réflexion pour songer à en changer. Quelque passant de mes îles a-t-il entendu parler des moteurs hybrides essence/électricité?

vendredi, 08 février 2013

Aujourd'hui tourne.

P1030728.jpg

315/366
Le fait du jour: la tenancière de ces lieux s'en va à l'Inspection Académique négocier deux heures supplémentaires pour ouvrir un 2ème groupe de latinistes en 5ème, l'année prochaine. Autant dire qu'elle veut faire tourner le vent. Elle a regardé hier Kill Bill de Tarentino et se sent prête à en découdre. En face d'elle, le Directeur Académique Adjoint que nous nommerons D.A.A. pour plus de commodités.

Exercices de style
Pathétique: dès le début de l'entretien, elle expose la situation, enchaînant des arguments imparables. L'oeil droit du D.D.A. semble compatir. Son gauche ne lâche pas sa montre. L'heure tourne. Au bout d'un demi cadran, il la remercie pour son engagement mais malheureusement il n'a aucune marge de manoeuvre.
Circulaire: Une âpre discussion, telle une passe d'armes, s'engage entre le D.A.A. et la tenancière. Dès qu'il sent qu'ils tournent en rond sur le sable sec de l'arène,  il décide qu'il ne veut plus jouer et que c'est lui qui décide car il est le D.A.A.
Rapide: avant que ça ne tourne au vinaigre, elle prend la position de la grue ou du tigre et le somme de lui octroyer ces deux heures sous peine d'y perdre l'oeil gauche. (Elle s'est entraînée hier soir devant sa télé.)
Pratique: elle fait tourner la table, inversant ainsi les rôles. Dans son nouveau rôle de D.D.A., elle s'octroie deux heures de latin et s'engage à doubler les groupes pendant cinq ans.

jeudi, 07 février 2013

Aujourd'hui c'est presque.

P1070332.jpg

314/366
Aujourd'hui je pourrais presque dire: alea jacta est. Mais, main tenant, je préfère garder au creux de la paume, les dés et le sort. Demain, j'irai à l'Inspection Académique entourée d'une délégation syndicale pour essayer encore une fois d'obtenir les deux heures qui manquent pour ouvrir un 2ème groupe de latinistes. Il est inconfortable ce couloir entre des colonnes de cagettes...

mercredi, 06 février 2013

Aujourd'hui celui ou celle qui dit "oui".

P1080155.jpg

313/366
Dans deux mois moins quelques miettes, j'aurai achevé mon tour de piste des 366 réels à prise rapide. Inévitablement, je m'interroge sur l'après. Eviter de me dire que j'ai mangé mon pain blanc.
Certains ont déjà passé ce cap et se sont lancés dans une saison 2: Open Time a lancé un 366 obsolètes à prise rapide. Pour ma part, cela fait quelques jours qu'une souris trotte dans la farine de mon arrière-boutique. La contrainte du jour m'invite à en parler. Je propose à tous les passants de mes îles d'apporter les ingrédients des prochains 366 réels à prise rapide. Pour cela, il suffit de laisser "oui" dans le commentaire et de m'envoyer dans ma boîte à courriels une liste de contraintes.
J'ai bien conscience du risque que je prends étant donné les huluberlus, anthropopithèques, gougnafiers, anachorètes et autres malacostracées qui fréquentent ce lieu...


mardi, 05 février 2013

Aujourd'hui vêtement.

DSC00425.jpg

312/366
Le vêtement, quel mensonge tisse-t-il?

lundi, 04 février 2013

Aujourd'hui ça me regarde.

5509339_orig.jpg
Photo de Bernard

311/366
Ca me regarde d'un bon oeil, ces petites choses en bois et hilares. Le tenancier des Carrés de curiosités  m'a prévenue: ce sont des porte-bonheur. D'ailleurs dans son dernier courrier, il en a glissé deux. M. en a déjà adopté une et moi j'embarque la deuxième sur la dure journée qui m'attend: des cours, des cours, deux réunions et un conseil d'administration qui dira si le destin des latinistes dans le collège est sous l'égide des dieux de l'Olympe ou si nous allons rejouer le même scénario que l'année dernière.

dimanche, 03 février 2013

Aujourd'hui question idiote.

DSC_0556.jpg
Marie Morel
Cliquer dessus pour l'aggrandir

310/366
Pour répondre à une question idiote avec un sens certain de la répartie, faut-il disposer de rouages culturels ou de coordonnées de réflexion?

samedi, 02 février 2013

Aujourd'hui toujours par deux.

deux.jpg
Photo de Guy
Cliquer dessus pour l'aggrandir

309/366
La rue s'est tue. Le pavé rompu par tant de piétinements: pas de ceux qui sont contre, pas de ceux qui sont pour. Dans ce silence momentané retrouvé, branchez-vous sur Arte radio et laissez les bruits pas sages de Maman, sa femme et moi monter. Laure y raconte son enfance gay. Entre éclats de rire et chansonnettes improvisées. Y a une joie évidente dans ces fragments de vie. Et quand on se met à y chuchoter, on touche soudain à l'essentiel: "Tout à l'heure on discutait avec ma mère. On essayait de voir pourquoi elle était devenue homosexuelle. Mais là à 00h37, dans mon lit, je réalise qu'on n'a jamais cherché la cause de mon hétérosexualité. Alors pourquoi on devrait chercher la cause de son homosexualité? En dehors du fait que la société nous dit que ce n'est pas la norme."

vendredi, 01 février 2013

Aujourd'hui coup.

6935572_orig.jpg
Photo de Bernard

308/366
Mercredi matin, mes Biobios rencontraient Jean-Michel Payet pour son roman 2065. Etant donné notre projet annuel autour du Développement Durable, ce bouquin, c'était un vrai cadeau: Emile, en une journée, se voit traiter de gros naze par sa copine et de bon à rien par ses parents. Il ne lui reste plus qu'une solution, aller voir dans le futur s'il sera ou non un mec bien. Justement son grand-père a un trou dans la cave qui remplit l'office de machine à voyager dans le temps... Lorsqu'il débarque plus d'un demi-siècle plus tard, les pires prévisions cataclysmiques se sont réalisées.
Mes Biobios ont dévoré ce roman, certains ont avalé les tomes 2 et 3. Je leur ai parlé aussi de Blue cerise, une écriture à huit mains du même auteur avec Sigrid Baffert, Cécile Roumiguière et Maryvonne Rippert : quatre auteurs, quatre personnages -Zic, Satya, Amos et Violette- quatre points de vue. J'avais pris ce jour-là dans ma bibliothèque la saison 1, L'ange des toits, espérant bien qu'il repartirait dans un sac à dos. J. s'en est emparée et elle avait le sourire d'une gamine heureuse du tête à tête qui se préparait entre elle et le roman.
Ce même mercredi, J. arrive, le sourire est toujours là mais quelque chose d'embarrassé s'y est rajouté. Elle me dit qu'elle n'a pas achevé la lecture de L'ange des toits parce qu'il y a "des trucs bizarres". Elle feuillette rapidement le premier récit, celui de Violette et me montre un paragraphe que ma mémoire avait complètement effacé: Violette refusant de se prêter avec son copain à une pratique sexuelle qu'elle ne peut assumer. En relisant ce passage, le regard de la gamine fixé sur moi, j'ai soudain regretté d'avoir joué le rôle de passeur avec ce roman: J., ses à peine douze ans et sa candeur n'étaient pas prêts à lire ces phrases. Je le lui ai dit, avec des mots maladroits, les premiers qui se sont pointés à mon esprit. Le soir venu, j'ai envoyé un mail à ses parents, non pas pour me protéger d'une plainte mais pour m'assurer qu'ils en discuteraient avec elle. Ce matin, la réponse de la mère dans ma boîte: "Ne vous inquiétez pas, J. m'en a parlé spontanément  et on prendra le temps de faire le point avec elle, nous sommes conscients que les livres peuvent cacher des trésors mais aussi des passages plus sombres. C'est  l'occasion de discuter avec J. et d'aborder des sujets qui  ne l'auraient peut être pas été." Du coup, le poids qui pesait sur ma poitrine depuis deux jours s'est volatilisé.

jeudi, 31 janvier 2013

Aujourd'hui moment lumineux.

5928047_orig.jpg
Photo de Bernard

307/366
Cent pas sur le pavé, d'un bord du cadre à l'autre, le corps beau laisse ses pensées noires se volatiliser dans la roue à aubes. 

mercredi, 30 janvier 2013

Aujourd'hui oublié de.

P1060247.jpg

306/366
Aujourd'hui ai oublié de noter clairement et lisiblement ce que je voulais vous dire.
Cela me reviendra peut-être dans la journée. En attendant, ne pas oublier de passer dans un kiosque acheter le dernier Causette et le Canard Enchaîné. Merci Yves et Topa pour le rappel.

mardi, 29 janvier 2013

Aujourd'hui une princesse.

Riz3-2.jpg
Découpage de Maurice Pommier

305/366
On a déjà eu une contrainte dans ce domaine. C'était "conte de fée" et cela avait fini sur mes îles en un atroce massacre. Les princesses à la chaussure de vair ou au petit pois ne m'ont jamais fait rêver. D'ailleurs quand je lance mes élèves dans une écriture collective de conte, ils se retrouvent les pieds dans la rizière -les demoiselles évoquées ci-dessus n'ont pas l'habitude de venir y faire trempette- à tenter de contrer un Transgénie et le tout s'appelle Ô Graines Magiques.

lundi, 28 janvier 2013

Aujourd'hui bu.

P1060450.jpg

304/366
Eh bien, môôssieur le législateur des 366, c'est bien court cette contrainte de lendemain de cuite! Ce n'est pas avec cela que je vais boire du petit lait, ce matin. Vous auriez pu, par exemple, nous inviter à un inventaire de ces monosyllabiques en /u/. La langue française nous a largement pourvus en la matière:
Bu Cul Dû Du Eu Fut Hue Jus Lu Mu Nu Pu Ru Su Tu Vu Wu. Nous aurions dû alors les convier dans un texte. Vous auriez su appeler l'exercice du jour 17 mots pour une histoire.

dimanche, 27 janvier 2013

Aujourd'hui journée des pieds.

P1030742.jpg

303/366
Si l'envie vous venait de passer à la biquetterie aujourd'hui, à cheval ou en voiture, vous ne trouveriez à notre table ni pied de veau, de mouche, de cheval, de poule, de grue ou de cochon. Au menu aujourd'hui: des pieds à coulisse, de biche, de roi. Nous reprenons de pied ferme les travaux dans les combles qu'avaient interrompus froid et inspection et nous travaillerons d'arrache-pied jusqu'à ce que la nuit tombe. Quant aux pieds en bouquet de violette, ce sera pour plus tard.

samedi, 26 janvier 2013

Aujourd'hui numéro en couleur.

num.jpg
Photo de Bernard

302/366
Hier, à la brunante, j'ai consulté la contrainte de ce jour. Numéro de couleur. J'ai pensé tout d'abord vous dire, comme ça, de but en blanc : "Tiens le numéro de février de Causette est en couleur!" Mais je connais certains blancs-becs fort bien renseignés qui auraient pris un malin plaisir à m'octroyer une volée de bois vert dans leur commentaire. Tu causes, tu causes, c'est tout ce que tu sais faire. Causette a toujours été imprimé en couleurs. Le numéro de février n'est toujours pas en kiosque puisqu'il ne sort que le dernier mercredi du mois. Et le tout dit avec beaucoup plus de sarcasmes.

J'ai alors déambulé dans ma photothèque. Rien. Pas le plus petit numéro. Même pas un minuscule chiffre glissé en arrière-plan au fronton d'une porte. La mine décomposée, suis allée découper un chou, bien blanc, en fines lamelles, pour le repas du soir. Une fois le chou bien blanc et en fines lamelles avalé, je me suis résignée à envoyer un mail à mon emminence grise. Tu n'aurais pas par hasard quelque numéro haut en couleurs?
Ce matin, à l'heure bleue, j'avais dans ma boîte l'embarras du choix: des bouées de chenal, la coque d'un goémonier, un alphabet maritime. Et surtout ce vingt démantibulé sur un "mur en bois du nord passé au goudron qui s'est fait bouffer par le sel stocké pour les terre-neuvas".

vendredi, 25 janvier 2013

Aujourd'hui ce qui vous empêche d'écrire.

8632283_orig-1.jpg
Photo de Bernard, en écho à celle d'hier

301/366
Il est un espace où j'aime avant tout écrire: dans les derniers plis de la nuit. Le monde silencieux m'y offre, jour après jour, un tête à tête avec les mots.

Ce matin quand j'ai soulevé une première paupière, l'usine en contre-bas donnait déjà sa cadence à la journée et les poubelles dans la rue avaient entamé leur étrange chorégraphie entre les machoires du camion. J'ai posé au sol un pied encore tout étonné de l'ivresse d'hier: les Latinistes en M1 qui se sont démenés comme des experts au-dessus des annonces de combats de gladiateurs que j'avais décrochées pour eux des murs de Pompéi et l'enthousiasme en M3 d'une Inspectrice pétrie d'humanité.
Je vais attendre un peu avant de poser le second pied et me blottir dans cet entre-deux.

jeudi, 24 janvier 2013

Aujourd'hui c'est long.

DSC_1005.jpg
Photo de Bernard

299/366
Aujourd'hui va se jouer dans la rapidité. En moins de temps qu'il ne faut à une vague pour se fracasser sur le sable puis se retirer. En M1 comme on dit dans notre jargon -comprenez en 1ère heure de la matinée- je ferai cours avec mes latinistes et Mme l'Inspectrice observera. En M3, elle et moi, nous aurons une heure pour parler de M1, mais aussi de toutes mes autres classes, de mes projets, de mes rêves et de mes désillusions.
En M4, la tempête qui sévit dans mon crâne depuis sept jours lâchera enfin prise.
Le soir venu, je reprendrai ma vie là où je l'ai laissée il y a une semaine et je relirai Lulu femme nue.

mercredi, 23 janvier 2013

Aujourd'hui mélange.

P1080084.jpg

298/366
Retrouver le temps de rêver, de me mélanger à l'air avec insouciance.

mardi, 22 janvier 2013

Aujourd'hui la force.

Mali.jpg


297/366
Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force.
Blaise Pascal

lundi, 21 janvier 2013

Aujourd'hui dégoût et des couleurs.

P1080200.jpg

296/366
Ah, le jeu de mots facile, môôssieur le législateur des 366, d'autres l'ont fait avant vous! Vraiment, ce n'est pas ça qui va rendre ma journée plus poétique. Dire que j'espérais trouver ici, en me levant ce matin, un bol d'air frais et quelques rayons de soleil. Je suis déçue, osons le dire, dégoûtée. Il ne me reste plus qu'à retourner à ma monochromie, blanc sur blanc.

dimanche, 20 janvier 2013

Aujourd'hui sans pitié.

2.jpg

295/366
C'est un météore aqueux qui se montre sans pitié depuis hier. Il sait jouer de la diversité, de la paillette au flocon chargé. La terre et le ciel rivalisant de monochromie. Anxieusement je regarde les prévisions pour la semaine prochaine. Si jamais il neigeait encore jeudi -jour de mon inspection- le ramassage scolaire n'aurait pas lieu et le collège serait vide... Je me vois déjà faire cours dans ma salle orpheline de tous ses élèves et au fond, Mme l'Inspectrice.

samedi, 19 janvier 2013

Aujourd'hui dilemme.

dilemme 1.jpg

294/366
Dilemme: grec di- "deux" et -lemma "enveloppe extérieure, pelure, peau" à ne pas confondre avec lemna "lentille d'eau"
Quand la lumière réapparaîtra à l'horizon, mes guiboles me supplieront de mettre fin au rythme d'hier -de la table de travail à la cheminée, de la cheminée à la table de travail- et d'aller voir à quoi cela ressemble, la campagne blanchie par la neige bourrasquée. Elles avanceront sans doute l'argument suivant: les Hauts Prés sous la neige, tu verras c'est encore plus beau que craquelés de givre. Elles seront étonnées. Je ne leur offrirai aucune résistance cornélienne. J'enfilerai une première pelure -une polaire- puis une deuxième -un blouson- et je les suivrai.

vendredi, 18 janvier 2013

Fragments d'aujourd'hui raconté en recette de cuisine.

lulu femme nue

293/366
Aujourd'hui, c'est vendredi. Journée de préparation des cours...
Videz votre sac. Prenez la pochette dédiée aux Biobios. Posez-la sur votre bureau. Ajoutez à ce début de pile, les classeurs de latin. Rajouter un ou deux livres. Le Gaffiot sera du meilleur effet. Si vous possédez en réserve Le Von Mopp, n'hésitez pas à le placer sur ce fragile équilibre. Il apportera indéniablement une touche pimentée à la préparation. Regardez le pain sur la planche d'un air satisfait, puis laissez reposer au moins deux heures.
Attrapez alors le T1 -ma reconnaissance éternelle plus un jour à M. qui l'a trouvé à l'Orielle hier en sortant du boulot- et le T2 de Lulu femme nue de Davodeau puis filez sous la couette pour les avaler.
Il peut se faire que le temps de repos de la pâte devienne soudain inutile. Par exemple, vous venez d'apprendre que la semaine prochaine vous êtes inspectée. Dans ce cas, abandonnez aussitôt les T1 et 2, vos envies de procrastination et malaxez énergiquement tous les ingrédients citez ci-dessus.

Au final, j'ai lu in extenso Lulu, femme nue, hier soir. Nouvelle baffe davodienne...

jeudi, 17 janvier 2013

Aujourd'hui film dont vous êtes le héros.

DSC01377.jpg
Artémis d'Ephèse

292/366
Aujourd'hui je débraye. Je me rends à une journée de stage pour les professeurs de lettres classiques. Au programme, ce qu'il y a dans les tuyaux de la loi Peillon. Nous sommes les bêtes noires de l'éducation nationale. Optionnels, le latin et le grec représentent une dépense -le pays est en crise, nous nous devons de participer au plan d'austérité- que le gouvernement rêve de trancher, version Amazone, en nous coupant le sein nourricier. Peut toujours essayer, des mamelles, on en a en réserve. On continuera à nourrir nos élèves avec la mémoire du monde, on continuera de les enraciner et d'aiguiser leur regard critique sur la société dans laquelle ils grandissent.
Aujourd'hui, ce sera donc A l'attaque!de cet obstacle...

mercredi, 16 janvier 2013

Aujourd'hui mal.

P1050750.jpg

291/366
"C'est un mal pour un bien". Ainsi se résume la philosophie de D. Comme une colonne vertébrale joyeuse. Présentez-lui un mur a priori infranchissable, un paquet de noeuds que vous étiez prêt à jeter. Ses mots creuseront et ses paroles dénoueront.
Si vous croisez D. en ce mois de janvier, elle vous souhaitera une année riche en obstacles. A transformer en gravas et charpie.