Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 18 avril 2013

Se mouiller

1.jpg

Durcet, 13 avril
Ce jour-là, un panneau n'a pas suffi à faire le printemps. Le bitume imbibé continuait sa folle histoire avec les nuages, rivalité de teinte.

2.jpg

Encapuchonnés, godassés, nous avons été quelques courageux à affronter le chemin des poètes de stèle en stèle. Les poètes auraient dû lire leur texte, étape après étape. Ils ont préféré ne pas se mouiller ou alors juste du bout du pied...

4.jpg

5.jpg

6.jpg

P.S.: Tenancier de Biloba, si tu passes par là...
1. Il me faudrait indiquer sous les deux dernières photos, le nom des poètes.
2. Aurais-tu une photo de la stèle portant le poème Mathématique?

vendredi, 12 avril 2013

Une pause, quatre soupirs.

P1080328.jpg

Les unes de nos journaux pourraient jouer unanimement de cet euphémisme: "Contraints à la pause".
Contraint à la pause le planteur capillaire qui pensait que, dans notre monde capitalisé jusqu'à la pointe du cheveu, tous les chemins menaient à Singapour. Deux soupirs.
Contraint à la pause le grand rabbin qui, après avoir usurpé un titre d'agrégé de philosophie, s'imaginait que penser consistait à placer son nom sur la pensée d'un autre pour la faire sienne. Deux soupirs.
ET vous votre pause -vous savez celle entre deux temps de travail- à quoi ressemble-t-elle? Hier, entre deux cours, au lieu d'aller courir fumer ma clope, je suis restée dans ma salle et me suis baladée sur la toile. Je vous ramène ce webdocumentaire A l'heure de la pause de Stéphane Le Gall-Viliker, entre éoliennes et écorces qui frémissent.

mercredi, 10 avril 2013

Buzz

P1080346.jpg
L'Atlas Punitions

Buzz: de l'anglais buzz "bourdonnement, brouhaha" ou "coup de fil"
Rumeur créée pour faire parler de soi.

Quelle est donc cette épidémie qui touche tous les collégiens et quelques inconscients de la salle des profs? Ces derniers jours, il suffit qu'une situation ou une parole soit jugée grotesque par les individus susnommés pour qu'ils se mettent à imposer à leur main une étrange gymnastique: ils replient l'annulaire et le majeur vers la paume, tendent le pouce, l'auriculaire et l'index puis montent le tout vers l'oreille. Dans le même temps ils infligent à leur visage une grimace d'ahurissement puis disent "non mais allô quoi". Demandez-leur d'où vient ce tic soudain et collectif. Ils vous parleront avec mépris d'une poupée siliconée et écervelée. Fabula acta est.

samedi, 06 avril 2013

Obscène

P1080509.jpg

Obscène: du latin ob scaenam, ce qui est devant la scène, par conséquent, ce qui n'est pas sur la scène offert aux regards.
Est-ce pour cela que, lorsque l'obscénité se retrouve propulsée sous les projecteurs, elle est toujours accompagnée d'un théâtralité bruyante?

vendredi, 05 avril 2013

clopin-clopant

51NqLLEdCSL._SL500_AA300_.jpg

Tiens, ça me fait tout drôle de ne plus avoir à faire de décompte...
A priori, je n'aurais pas dû lire ce roman. Avant même sa sortie en février, tous les blogs en parlaient. Celui qui fait office de libraire dans mon coin a inévitablement investi dans une belle pile de cette valeur sûre. Couverture à l'américaine assurant son auto-promotion: une plâtrée d'adjectifs et une pincée de prix littéraire. La machine était lancée. Ouvrez la caisse enregistreuse. Si d'aventure vous prenait l'envie d'en retourner un, pour jeter un coup d'oeil furtif sur la 4ème de couverture, à l'heure où ce qui porte l'appellation incontrôlée de librairie dans mon coin est vide, vous vous infligeriez une série d'exclamations admiratives de la lectrice lambda au Time magazine mais vous n'en sauriez pas plus.
Je l'ai ouvert à la fin d'une journée bancale, qui n'était pas prévue comme ça, que j'aurais voulue autre. Me suis dit qu'un roman qui marche tout seul trouverait bien la force de me porter. Me suis retrouvée en compagnie d'Hazel et sa bonbonne d'oxygène, Augustus et sa jambe en moins, Isaac qui va perdre son dernier oeil et leur groupe de paroles pour cancéreux. "Poignant", au moins la couverture ne mentait pas. Ai vite compris que le rôle du "drôle" était magistralement tenu par les dialogues. Quant au "lumineux", je l'ai trouvé là, dans la clope toujours éteinte accrochée aux lèvres d'Augustus: John Green avait sans doute prévu la censure qui allait aussi toucher la littérature!

lundi, 01 avril 2013

Aujourd'hui un pur mensonge.

P1080335.jpg

366/366
M'y voici donc. C'est aujourd'hui le dernier réel à prise rapide. En cela, je ne fais qu'évoquer une pure vérité. Je me suis glissée pendant un an dans cet espace du petit matin en un tête-à-tête avec la contrainte du jour. 366 jours commencés ainsi, cela pourrait presque s'appeler un rituel. Que faire après? Je pourrais transformer en confetti les billets écrits, un à un. Cela me prendrait une nouvelle année.

dimanche, 31 mars 2013

Aujourd'hui le monde est petit.

Durcet-2013.jpg

365/366
... ou du moins il n'est pas assez grand pour nous impressionner. Hier nous avons réservé un gîte pour aller écouter de plus près cet autre printemps des poètes à Durcet, les 13 et 14 avril.

samedi, 30 mars 2013

Aujourd'hui je pourrais écrire sur ma tête.

P1060368.jpg

366/366 364/366
Contrairement à ce qu'annonçait le billet d'hier, ce n'est pas aujourd'hui que je signe mon dernier réel à prise rapide. J'ai retrouvé une des fois où j'ai avancé de deux cases au lieu d'une, logée entre "c'est long" et "ce qui vous empêche d'écrire". Il ne me reste plus que deux petits jours et sur mon front un point d'interrogation. Gommer l'idée que le clavier pourrait rester sec après.

vendredi, 29 mars 2013

Aujourd'hui ça change tout le temps.

P1080466.jpg

365/366
Ca change chaque jour, la contrainte des 366 réels à prise rapide. C'est lassant à la fin. Oui surtout à la fin. Lorsqu'on se rend compte qu'une erreur s'est glissée quelque part. A en croire mon décompte, demain serait le dernier réel à prise rapide. A en relire mes billets, j'ai commencé un 2 avril. Vous serez bons pour un 367/366 le 31 mars, suivi d'un 368/366 le 1er avril!
Le bureau des réclamations est ouvert dans les commentaires. Vous pouvez aussi vous amuser à chercher où s'est glissée l'erreur!

jeudi, 28 mars 2013

Aujourd'hui action éclair.

P1080414.jpg

364/366
Prendre mon café-clope, assise sur le petit muret dehors*. Voir un duo de tourterelles équilibristes sur le fil électrique. Se dire qu'on utiliserait bien le verbe "se chevaucher" pour tenter de les décrire mais que cela ne conviendrait pas à leurs ébats volages.

*Même si le printemps ne veut pas se montrer, je reprends mes bonnes vieilles habitudes.

mercredi, 27 mars 2013

Aujourd'hui personne nerveuse.

P1080416.jpg
Canalisations retrouvées à Herculanum

363/366
La tenancière de ces lieux après lecture de cet article.

mardi, 26 mars 2013

Aujourd'hui j'éviterai de dire.

6130577_orig.jpg
Carré de curiosité

362/366
Aujourd'hui j'éviterai de dire ce que je vois sur cette palissade. Taire l'évidence.

lundi, 25 mars 2013

Aujourd'hui un air en tête.

P1080413.jpg
Echo à l'écorce d'hier

361/366
Le p'tit air que j'ai en tête, vous le trouverez ici, en écoute directe. Si votre journée vous octroie un espace entre deux îlots chargés, vous pouvez l'entendre et profiter de la présence de Pierre Rabhi sur CO2 mon amour. Belle journée à tous.

dimanche, 24 mars 2013

Aujourd'hui super héros.

P1080446.jpg

360/366
Sans hésitation aucune, c'est moi.
Hier, j'ai accompagné mon morveux dans son futur lycée. Journée portes ouvertes. Des lycéens en arts du spectacle et leurs masques blancs au long nez assuraient l'accueil. Moi, je serais bien restée dans la cour pour les voir chorégraphier. Mais mon morveux en a décidé autrement: direction bâtiment A et sa cohorte d'enseignements d'exploration scientifiques. MPS, CIT, SI. J'y ai vu beaucoup de chiffres pour tout langage, j'ai entendu des mots barbares que mon cerveau était incapable d'associer à une quelconque racine grecque ou latine. J'ai tout écouté avec une grande patience maternelle.
En sortant de là, lui avait l'air ravi, moi j'aurais aimé avoir un papier et un crayon pour m'assurer que je pouvais encore écrire ne serait-ce qu'un petit texte sur l'écorce de l'abre qui se tenait à côté de la grille.

samedi, 23 mars 2013

Aujourd'hui toucher.

366 réels à prise rapide,persée tenant la tête de méduse,piazza della signora
Persée tenant la tête de la Méduse
Benvenuto Cellini

Piazza della Signora, Florence

359/366
Toucher: du latin populaire toccare, "heurter, frapper, faire toc", issu de l’onomatopée tok évoquant le bruit sec produit par le choc de deux objets durs qui a remplacé le latin classique tangere.

Quand Méduse l'a vu arriver, prêt à en découdre découper, ailé jusqu'aux pieds, tenant d'une main l'épée, de l'autre le bouclier -il s'apprêtait à inventer le rétroviseur- a-t-elle dit à Persée "noli me tangere"? Et lui, gentleman avant l'heure, a accepté du coup de faire toc.

persée 2.jpg

vendredi, 22 mars 2013

Aujourd'hui le bien, le mal.

P1080467.jpg
Phoenix pompéien

358/366
Quel que soit l'obstacle qui se pointe, avancer en se disant que c'est un mal pour un bien. S'en convaincre.

jeudi, 21 mars 2013

Aujourd'hui ce qu'il en restera dans un an.

P1060901.jpg

357/366
Dans un an je me ferai cette réflexion: avant le printemps tombait à pic et à point le 21 mars. Depuis l'année dernière, c'est le 20 mars. C'est une histoire d'équinoxe, de soleil à la verticale de l'équateur, le tout orchestré par la Terre qui se contrefiche de nos repères. Jusqu'en 2044, il en sera ainsi. Les calendriers de la poste peuvent lancer leur impression jusqu'à cette date. Ensuite, ils devront reculer encore d'un jour.
Quant au 21 mars, vous pouvez faire une croix dessus: il n'ouvrira plus le printemps avant 2102.

mercredi, 20 mars 2013

Aujourd'hui au pied du lit.

1.jpg

356/366
Ce matin, j'ai retouvé, laissée au pied du lit, cette pensée alanguie: aujourd'hui c'est le printemps. Je vous l'accorde, c'est encore imperceptible: il fait froid, nuageux et humide comme hier.
Par contre Pronote -le fameux logiciel qui fait office de réceptacle de notes et cahier de texte pour l'éduc. nat.- ne l'a pas oublié: il a rangé son sapin de Noël pour un arbre-bouquet.

mardi, 19 mars 2013

Aujourd'hui en toc.

P1080404.jpg
dans une rue d'Herculanum...

355/366
A l'angle du cardo et du decumanus, des brouettes sursautent de pavé en pavé. Leur chargement antique risque à tout moment de finir au sol. La blouse blanche ne manque pas de toc.
A moins que ces ostracons ne soient en toc et ne soient promis à la boutique des souvenirs.

lundi, 18 mars 2013

Aujourd'hui un moment où j'ai regardé l'heure.

P1080349.jpg
Banksy, Mort de Moissonneuse

354/366
Il y a bien longtemps que je n'ai plus de montre au poignet. Elle est étrange d'ailleurs cette habitude qu'ont les humains de s'accrocher à l'os scaphoïde le temps qui passe.
Dans ma salle de cours, nulle trace de pendule au mur. Si par hasard, j'ai besoin de savoir où j'en suis, je lance un "combien de temps nous reste-t-il?". Ils savent bien que je parle alors de la limite de l'heure impartie et se lancent dans un rapide décompte. J'attends le jour où l'un d'entre eux me prendra au dépourvu en me parlant, par exemple, d'heure verticale.

dimanche, 17 mars 2013

Aujourd'hui fallait pas que.

P1080444.jpg

353/366
Fallait pas que je me piquasse à nouveau à ces archipels d'intranquillité.

samedi, 16 mars 2013

Aujourd'hui une belle image.

P1080396.jpg

vendredi, 15 mars 2013

Aujourd'hui une satisfaction personnelle.

P1080555.jpg

351/366
La semaine dernière, retour d'Italie avec mes 51 latinistes. Chacun occupe les vingt heures de car comme il peut. Les ados sortent leurs journaux "real life": incroyable ce que Closer a comme succès. Même ma collègue en possède un. En remontant l'allée, je lis les gros titres: "Je suis une cougar et ma fille est jalouse!", " A bout de nerf, j'ai assassiné ma belle-mère!!", "J'étais motivée par un désir de vengeance totalement irraisonné!!!". Faudra que je pense à leur filer quelques tragédies grecques. Ils devraient adorer Phèdre, La folie d'Héraclès ou encore Les Choéphores. En attendant je glisse Causette à A. et c'est une satisfaction de la voir parcourir l'enquête People Story, Histoires vraies, L'empire du mensonge.

jeudi, 14 mars 2013

Aujourd'hui moment de solitude.

P1080499.jpg

350/366
C'est toujours surprenant ce sentiment de solitude au milieu d'une place surpeuplée. J'ai presque ressenti un début de compassion, hier, pour ces envoyés spéciaux au Vatican, place St Pierre.
Entre l'apparition de la fumée blanche et celle du nouveau pape, ils ont dû combler une heure pleine, soixante longues et interminables minutes. Inutile d'espérer le twitt salvateur, le temps de l'Eglise n'est pas celui des réseaux sociaux. Il faut quelque mystère pour impressionner les foules, l'élu de dieu doit se préparer avant de se révéler. Parler de la préparation du pape, voilà du pain béni pour les journalistes: le choix des chaussures rouges -le Vatican dispose de paires du 36 au 44, est-ce la papesse Jeanne qui chaussait du 36?- celui de la soutane - du small au large, l'extra large n'est pas prévu, un pape s'adonne à la prière et non aux agapes.
Faute de pouvoir dire quel papabile est en train de s'habiller, on s'attache à quelque chose de sûr: le protodiacre, celui qui dira la sentence magique qui rendra la place silencieuse et qui mettra fin au moment de solitude du journaliste assurant le direct. Le protodiacre, non seulement on le connaît mais en plus il est français. On ne sait pas du combien il chausse, lui, mais on refait son parcours. Ca fait gagner du temps.
Puis quand tout cela est épuisé, on songe soudain à ce flot humain qui saute en l'air en agitant parapluies et drapeaux. Et soudain la pertinence de la question: est-ce que l'impatience des pélerins est palpable? Visage atterré de l'autre qui se sent soudain encore plus seul au milieu des pélerins hystériques. Il hasarde une comparaison avec un match de foot. Dernière étape de son chemin de croix.
Le rideau remue enfin à la loggia et libère le protodiacre et sa formule "annuntio vobis magnum gaudium, habemus papam". Quand le nom tombe enfin -oserai-je dire quand le verbe se fait chair?- le journaliste sait qu'il devra boire sa coupe jusqu'à la lie. A dieu tout ce qu'il avait prévu de dire sur n'importe lequel des papabiles. Il lui faut trouver au plus vite une phrase sensée pour commenter l'élection de l'outsider argentin: "c'est un jésuite, au moins il est intelligent"...
Allez, levons notre verre à ce nouveau pape et pour l'occasion je vous propose une cuvée de circonstance.

mercredi, 13 mars 2013

Aujourd'hui il a dit.

P1080549.jpg

349/366
Il a dit du talc au talc: "La neige a épuisé toutes ses réserves, je prends le relais!"

mardi, 12 mars 2013

Aujourd'hui facile, facile.

P1080559.jpg

348/366
Pas si facile que ça d'imaginer que samedi en revenant d'Italie, j'ai pris l'apéro sur cette même table, sous un soleil printanier.
 

lundi, 11 mars 2013

Aujourd'hui blanc.

P1080374.jpg
Rome, le 4 mars

347/366
Le vent des Açores
a rencontré ce matin
un vent scandinave.

- La biquetterie est recouverte de "blanc"...
- Mets tes hauts et tes bas
et file bosser!

dimanche, 10 mars 2013

Aujourd'hui sentiment de déjà vécu.

P1080366.jpg
Pin sur Palatin


346/366
De retour d'une semaine en Italie avec 51 latinistes...
Se lever parce qu'on a eu son compte de sommeil, laisser un café couler paisiblement, mettre le pain à griller. Ouvrir la fenêtre et laisser les prémices du printemps accompagner le silence de la biquetterie. Reprendre une tasse de café parce que rien ne presse. Il y avait dans tout cela, ce matin, un sentiment de déjà vécu. Quand était-ce donc?

samedi, 09 mars 2013

Aujourd'hui debout dans.

venus-debout-dans-un-paysage-.jpg
Venus debout dans un paysage
Lucas Cranach, Louvre

345/366
Aujourd'hui signe le retour en Normandie. Vous parler de la tenancière de ces lieux debout dans un bus, tentant de combattre le fourmillement dans les jambes suite à une position assise prolongée ne présente aucun intérêt. Je vous laisse avec cette Venus de Cranach et son titre étonnant: debout dans un paysage. En écho au coquillage d'hier.
A demain

vendredi, 08 mars 2013

Aujourd'hui féminité.

800px-Sandro_Botticelli_-_La_nascita_di_Venere_-_Google_Art_Project_-_edited.jpg
La naissance de Venus, Sandro Botticelli
Galerie des Offices, Florence

344/366
Aujourd'hui Florence et la Galerie des Offices. L'inévitable émotion qui montera devant la pudique Venus, les cheveux au vent ou l'effarante Gorgone, les serpents en bataille. La féminité, d'une extrême à l'autre.

587px-Medusa_by_Carvaggio-2.jpg
Méduse, Le Caravage
Galerie des Offices, Florence