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lundi, 08 octobre 2007

RIEN N'EST PLUS LOIN (2)

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RIEN N’EST PLUS LOIN

Que le REGARD d'un ami qui pense à on ne sait quoi d'autre
Que l'HORIZON qui fuit quand on le cherche
Que le TRÉSOR caché au creux de l'arc-en-ciel
Que la mémoire enfouie dans des replis d'ENFANCE

En fait,
Rien n'est plus loin que ton regard à l'horizon de ton trésor d'enfance
Photo d'Anita

samedi, 06 octobre 2007

RIEN N'EST PLUS PROCHE (1)

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RIEN N'EST PLUS PROCHE

Que la RIVIÈRE salée
Que la LUNE (pour celui qui rêve)
Que l'EMPRUNTE creusée par tes mains sur ma peau
Que mon IMAGINATION sur sa chaise

En fait,
Rien n’est plus proche que la rivière de la lune pour l’emprunte de l’imagination
 
 
Dans l'ordre d'apparition à l'écran: Moucheron, Sophiegda, L'Indigotière, Wombat
Photo d'Anita 


mercredi, 26 septembre 2007

MATIN

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Matin

T'es-tu déjà réveillé,
juste entre la nuit et le matin ?
Entre la fin de la nuit
et le début du jour ?
A l'orée de l'aurore,
sur le bord fin de l'aube.
Tu vois ?
Aprés les derniers rayons de lune,
et avant,
juste avant
les premiers rayons de soleil.
Ce n'est pas le jour.
Ce n'est pas la nuit.
C'est autre chose :

Les loups se couchent
comme des peaux de chèvres
et monsieur Seguin embrasse de sa bouche
Madame Seguin sur les lèvres.

Alain Serres
in N'écoute pas celui qui répète

mercredi, 19 septembre 2007

LA RIVIÈRE AU BORD DE L'EAU (2)

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 Chers passants des Îles Indigo,

J'étais effectivement partie voir si quelque rivière ne coulait pas aux abords de Saint-Eloi-de-Fourques. Or j'en ai découvert une qui m'a laissée sans voix tous ces derniers jours. J'aurais aimé nommé de son nom un des ruisseaux de mon archipel:le riel...

Quel somptueux anagramme!

Cependant, avant que cet intermède sans chorégraphie ni musique ne se referme, je tiens à préciser qu'il ne s'agit toujours pas là de ma rivière au bord de l'eau.  

vendredi, 07 septembre 2007

TOUT AIMER

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Tout aimer

Aimer tout aimer
Même le froid et ses morsures
même l'heure qui sépare
et les déserts du chagrin

Aimer l'arbre fendu
la fontaine sans eau
et le visage blessé
où ne vont plus les songes

Aimer les mains qu'on n'a plus
et la caresse abandonnée
et la saison obscure
que n'éveille plus l'oiseau

Croyez-moi
je sais de quoi je parle
j'ai le coeur léger comme vous
il faut aimer à en brûler
même l'instant sans joie
qui serre le coeur
qui serre le coeur

Jean-Pierre Siméon, in La nuit respire

mardi, 14 août 2007

JE NE PARLERAI PLUS DES ARBRES

Je ne parlerai pas des arbres
Je ne parlerai pas des arbres
ni de la nuit bruissant
dans la paume du ciel
ni des rivages ourlés de lumière
tant qu'un homme
avouera sa douleur
de n'avoir faim
que de pain et d'eau
tant qu'une femme
triera des ruines
pour chercher son enfant
tant qu'un jour se lèvera
sur le front noir
d'un fusillé
je ne parlerai pas
des arbres
Jean-Pierre Simeon in Sans frontières fixes, Cheyne, poèmes pour grandir
Je ne parlerai plus des arbres tant que dans mon pays des enfants sauteront par la fenêtre...

mardi, 07 août 2007

ARBOR PLUMEA

 

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Brise-bora, Fils de la Terre,

Hier, encore, frêle Arbor plumea,

Mais, à force d'étreindre le sol,

Solennellement tendu vers les nuages têtus,

Tu mérites le nom, dare-dare,

D'Arbre à livres aujourd'hui,

Huerta de la sauvage menthe

Antique espace à palabres.

 

15:55 Publié dans BAL(L)ADE | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : arbor plumea |  Facebook |

samedi, 04 août 2007

COMMENT J'AI PÊCHÉ ULYSSE

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Il y a de cela quelques minutes, par désoeuvrement ou plus exactement par désir de faire oeuvre -toute modeste soit-elle, quelque chose comme un  billet ou un post- je relisais l'à-propos de mon blog dans lequel j'affirme en toute fausse innocence ce qui suit :

Tentative d'exploration de l'archipel Littérature jeunesse,
Et dans mon sac, l'Atlas des Géographes d'Orbae.

Soudain, il me semble plus simple de pointer sur la carte IGN (0519 OT) du Finistère Sud toutes les failles de la côte, d'y rajouter toutes les îles - souvenirs épars de ces cassures qui narguent le continent - que de dénombrer mon archipel. Bien rusé celui qui dira ce qu'est la Littérature jeunesse ou ce qu'elle n'est pas : la présence de l'étiquette "à partir de tel âge" saura-t-elle suffire ? Il est vrai que dans La Littérature, aucun livre n'a jamais été estampillé d'un "à partir de quarante ans" ! Que faire alors de ces éditeurs dits jeunesse qui se sont toujours refusés à toute discrimination de type poussins-benjamins-cadets, quant aux seniors s'abstenir ? Alors quoi ? La présence d'illustrations ? La notion d'album ? La simplicité d'un récit ? Autant d'écueils à éviter.

J'ai dit bravo à l'Education Nationale le jour où elle a eu l'audace de faire entrer dans les programmes de 6ème L'Iliade et L'Odyssée. Deux pierres angulaires désormais dites "jeunesse"!

Il est un genre qui se fiche de tous ces questionnements peut-être bien stériles: la poésie. Regardez les albums Mango : hétéroclites, du Moyen Âge jusqu'au slam. Il n'est jamais trop tôt pour faire l'expérience du poème, se rendre compte qu'en ce domaine le sens unique n'existe pas, ni le sens interdit, d'ailleurs.

Lire un poème, c'est accepter à la suite du poète de cheminer dans l'inconnu. Nul besoin d'être un marin chevronné pour prendre ce risque. Accepter de ramasser sur la plage, Algues, sable, coquillage et crevettes, alors que nous espérions un poisson.

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Lire, c'est accepter que les mots soient "en jeu", alors les frontières gardées par des doigts niais ne sont plus de mise. Si cette nuit, une femme lit quelque part Les treize tares de Théodore de Susie Morgenstern tandis qu'une collégienne finit Au bonheur des dames, il ne m'en faut pas plus pour sourire.

J'en étais là de mes pensées itinérantes et je ne savais plus trop où les faire aboutir. En attendant un sursaut de ma muse, j'ai tapé la date d'ouverture de mon blog, le 16 juin, dans Wikipédia. Ce n'est autre que le Bloomsday qui est apparu, les fameuses vingt-quatre heures de Léopold Bloom, le 16 juin 1904, racontées par Joyce dans Ulysse. Or ce roman est pour moi un continent à lui tout seul. Combien de fois en ai-je commencé la lecture ? Combien de fois ai-je tenté de le déjouer en prenant un chapitre au hasard ? Si sur celui-là seulement, on pouvait mettre "à partir de trente-huit ans", je courrais le chercher dans ma bibliothèque...

lundi, 30 juillet 2007

DES VOILES

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J’ai rentré les voiles et, mon Glazic comme rêche refuge et seul souvenir palpable, je saisis cet instant pour m’asseoir à nouveau derrière l’écran, pour dévoiler.

Les balades furent assurément pour moi, dans les monts d’Arrée sous l’égide de Merlin –bien lui en prit car les déluges de Noé qui y tombèrent nous virent, un jour néfaste,  finir terreux et crottés sur les banquettes en cuir d’un VRP stupéfait de nous voir randonner par ces temps si oubliés des dieux ; dans la presqu’île de Crozon, j’ai tout à fait fui le touriste en gagnant le cap de la chèvre abandonné de tous, mortels et immortels - celle de Seguin aurait pu y brouter longtemps encore bruyères et genêts.
A Lesconil, j’ai simplement chatouillé de mes semelles de longues pierres plates au sourire cocasse, j’ai imaginé un soir me blottir dans le tronc démultiplié du chêne de Sainte-Marine pour lire Sweet home d’Arnaud Cathrine, déniché à La Nuit Bleu Marine de Morlaix.

Par contre, point de ballades dans les deux douces maisons où je me suis déposée. Point mais pas à la ligne. J’ai voulu comprendre. J’ai jeté des regards qui ne demandaient qu’à être harponnés, voire hameçonnés. J’ai ouvert des portes, jusqu’à celle des toilettes –si les miennes n’étaient pas si humides, j’y aurais placé mes quelques La Pleiade, en attendant les travaux toujours remis à demain, j’y savoure certaines Microfictions. Mais rien, pas l’ombre ni le corps d’un livre ! Mes hôtes, je le savais, étaient d’impénitents lecteurs. Or, le premier les a insatiablement donnés, offerts, transmis, passeur sans vergogne et sans peur des reproches de sa soeur –histoire peut-être d’en pérenniser la lecture une fois la dernière page tournée ; la seconde les a enfouis en des latitudes et longitudes familières, derrière les bambous au fond du jardin ! Enfouis ? Pas exactement, plutôt mis en caisses. Etait-ce pour cause de déménagement ? Je ne sais plus. Ce geste sacrilège a fini par me séduire. Elle avait encaissé chacun de ses livres, le souffle coupé…

Cette nuit, le ciel est démesurément lunaire, je songe au Géol de François Place, à son vrai frère dans Moby Dick, à leurs peaux tatouées, je pense à ces livres qui, bien qu’empilés ou rangés sur des planches, n’en finissent pas de se dessiner en moi, malgré moi.
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Les derniers Géants, François Place
Casterman

lundi, 23 juillet 2007

BAL(L)ADES (4)

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Le français est un poème qui voyage

Anthologie réunie par Jean-Marie Henry

images de Cécile Gambini

Rue du monde

 

 

CE SILENCE DU SOIR

Ce silence du soir,

Ce n'est pas le silence. Écoute ! Tout est noir,

La nuit obscure fait toute chose pareille,

Le ciel verse un repos immense; pour l'oreille

Tout bruit a cessé. L'âme entend en ce moment

Une foule de voix sortir confusément

De cette ombre en disant des choses inconnues.

Il semble que les eaux, les plaines et les nues

Sont pleines de secrets qu'elles vont révéler,

Et dés que tout se tait, tout commence à parler.

 

Victor Hugo, Tas de pierres

20:00 Publié dans BAL(L)ADE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : hugo |  Facebook |

vendredi, 20 juillet 2007

BAL(L)ADES (3)

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La poésie chinoise

Images de Sren-Lean Tang

Calligraphies de Shain Jye Mong

album Mango

 

 

 

AURORE PRINTANIER

Mon sommeil du printemps a oublié l'aurore.

Voici que les oiseaux chantent de toute part.

Cette nuit bruissaient le vent et la pluie.

Qui sait combien de fleurs maintenant sont tombées?

Meng Haoran

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mardi, 17 juillet 2007

BAL(L)ADES (2)

0bcc8de5dbf54fc79246ced3b02d7bae.jpgLa poésie arabe

images de Rachid Koraïchi

Mango Jeunesse

 

 

 

 

 

IL Y A DES JARDINS

Il y a des jardins qui n'ont plus de pays

Qui sont seuls avec l'eau

Des colombes les traversent bleues et sans nids.

 

Mais la lune est un cristal de bonheur

Et l'enfant se souvient d'un grand désordre clair.

Georges Schéhadé

 

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dimanche, 15 juillet 2007

BAL(L)ADES (1)

Je me barre, toutes voiles dehors -ceci fièrement dit, je n'ai jamais fait de bateau de ma vie-

M'éloigner de ma coque

Je pars me balader jusqu'à la fin de la terre et peut-être retour,

J'ai pris l'habitude ces derniers temps, sur la toile,

D'aller pêcher la baleine et de me remplir les mirettes de couleurs bretonnes!

Auprès de vous, je laisse quelques ballades poétiques,  fil des jours d'absence.

Peut-être nous rendrons-nous compte au final que la ballade fut pour moi et pour vous les balades...

 

 

07:20 Publié dans BAL(L)ADE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : balade, ballade |  Facebook |

mercredi, 11 juillet 2007

ÉTRANGES ÉTRANGERS

Étranges étrangers

 

Kabyles de la chapelle et des quais de Javel

hommes des pays lointains

cobayes des colonies

Doux petits musiciens

soleils adolescents de la porte d'Italie

Boumians de la porte de Saint-Ouen

Apatrides d'Aubervilliers

brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris

ébouillanteurs des bêtes trouvés morts sur pied

au beau milieu des rues

Tunisiens de Grenelle

embauchés débauchés

manoeuvres désoeuvrés

Polacks du Marais du Temple des Rosiers

 

Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone

pêcheur des baléares ou bien du Finisterre

rescapés de Franco

et déportés de France et de Navarre

pour avoir défendu en souvenir de la vôtre

celle des autres

 

Esclaves noirs de Fréjus

tiraillés et parqués

au bord d'une petite mer

où  peu vous vous baignez

 

Esclaves noirs de Fréjus

qui évoquez chaque soir

dans les locaux disciplinaires

avec une vieille boîte à cigares

et quelques bouts de fil de fer

tous les échos de vos villages

tous les oiseaux de vos forêts

et ne venez dans la capitale

que pour fêter au pas cadencé

la prise de la Bastille le quatorze juillet

 

Enfants du Sénégal

dépatriés expatriés et naturalisés

 

Enfants indochinois

jongleurs aux innocents couteaux

qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés

de jolis dragons d'or faits de papier plié

 

Enfants trop tôt grandis et si vite en allés

qui dormez aujourd'hui de retour au pays

le visage dans la terre

et des bombes incendiaires la bourant vos rizières

 

On vous a renvoyé

la monnaie de vos papiers dorés

on vous a retourné

vos petits couteaux dans le dos

 

Étranges Étrangers

 

Vous êtes de la ville

Vous êtes de sa  vie

même si mal en  vivez

même si vous mourez.

 

Jacques Prévert, Grand bal du printemps

 

 

samedi, 23 juin 2007

QUAND EN RÉALITÉ

En attendant que votre librairie reçoive L'ami indien, ces vers d'un poète amérindien...

 

J'ai écrit dans mon journal

que ce matin j'avais seulement mangé

une orange et du fromage

puis bu un bol de café lyophilisé

Alors, qu'à vrai dire, à l'aube, j'ai mangé

des lézards, coyotes, argent et cactus

plus un travailleur isolé dans le désert.

Je buvais le ciel, le soleil et les nuages ;

mes yeux consommaient plaines, montagnes,

pays, continents ;

les mots grondaient dans mon ventre.

Cette nuit j’émince et courbe la lune à l’ouest

et bois la liquoreuse plainte du loup.

In Carving hawk, Maurice Kenny, trad. de Béatrice Machet



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samedi, 16 juin 2007

À CRIER DANS LA RUE

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Jean-Marie Henry

Illustrations Laurent Corvaisier

Rue du monde - 15,40 €




Que croyez-vous que soit un artiste ? Un imbécile qui n’a que des yeux s’il est peintre, des oreilles s’il est musicien ou une lyre à tous les étages du cœur s’il est poète ? Bien au contraire, il est en même temps un être politique, constamment en éveil devant les déchirants, ardents ou doux événements du monde, se façonnant de toute pièce à leur image.

Picasso, in Les Lettres françaises, 1951

Alors, ça commencera par un cri. C'est un recueil de poèmes qui m'y invite.

D’ordinaire, une anthologie recueille des poèmes pour leur taille, Il pleut des poèmes, selon un genre, Le fabuleux fablier, ou bien un thème, Cour couleur, ou encore pour jouer avec l’alphabet ou quelques contraintes d’écriture, L’alphabet des poètes et Le tireur de langue…

En ces temps qui sortent sans doute de l’ordinaire, pour sa nouvelle anthologie, Rue du monde a regroupé des poèmes pour un même mode d’emploi Poèmes à crier dans la rue.

Se retrouvent à battre les pavés de leurs mots Jean-Pierre Siméon, Rimbaud, Alexandre Romanès, Aragon, Valérie Rouzeau, Abdelamir Chawki, Pablo Néruda, David Diop, Madeleine Riffaud, René Char… long est le cortège ici rassemblé.

 

Mais je suis étranger
plus étranger que l’étranger
à mon pays quand il est
dur et froid comme la pierre
et fermé comme une porte
au ciel changeant des visages.

J-P Siméon

 

Vers, d’ici ou d’ailleurs, d’aujourd’hui ou d’hier, tous disent un autre monde, un monde qui pourrait être autre et l’urgence de le créer.

 

Et tu te hâteras d’admirer.
Crains la nuit. Elle vient vite.
N’aime pas. Adore
Au moins, tu vivras au sommet du bond.
Cherche l’amplitude.
Exige. Délire.
Ne rêve plus. Invente-toi.
Prends parti.
Crie.

Jean Malrieu

 

Qu’attendons-nous pour nous en emparer et les crier haut et fort ?